LONDRES, 17 novembre
(Xinhua) -- Les troubles financiers et la détérioration dramatique des
conditions commerciales ces deux derniers mois ont assombri les
perspectives économiques de la Grande-Bretagne pour l'année 2009, a averti
lundi une importante organisation commerciale, estimant que la récession
pourrait se poursuivre pour la plupart de l'année 2009.
Dans ses prévisions économiques, la Confédération de
l'industrie britannique (CIB) a prévu que la récession, qui a débuté
au troisième trimestre 2008, continuera jusqu'en 2009 et que le nombre de
chômeurs pourrait atteindre jusqu'à 2,9 millions.
La CIB a revu à la baisse ses prévisions de
croissance pour les années 2008 et 2009, suite à l'impact des troubles
financiers sur la confiance et les activités commerciales en
octobre.
La croissance du PIB pour 2008 a été aussi revue à
la baisse, de 1,1% à 0,8%, et l'économie pourrait baisser de 1,7% en 2009,
contre les prévisions de septembre d'une croissance de 0,3%.
L'économie devrait également se réduire sur la base
trimestrielle de 0,8 % entre octobre et dé cembre 2008, et continuer
à baisser pendant encore trois trimestres avant de remonter doucement
jusqu'en 2010, selon la CIB.
Alors que l'économie baissera fortement ces
prochaines années et que les prix des marchandises continuent de diminuer,
l'inflation de l'Index des prix à la consommation (IPC) devrait
passer de 4,2 % ce trimestre à 1,7 % d'ici la fin de l'année 2009, en
dessous des 2% prévus par la Banque d'Angleterre.
"Etant donné la vitesse et la force avec lesquelles
la récession a frappé l'économie, nous avons réévalué et revu à la
baisse nos attentes pour la croissance économique britannique. Mais
la nature changeante et globale de cette crise signifie qu'il est
impossible de voir loin avec toute certitude", a expliqué John Cridland,
directeur général adjoint de la CIB.
Le manque de confiance chez les consommateurs
affectera les dépenses des ménages, qui pourraient baisser de 1,8 % en
2009 selon des estimations de la CIB.
Les prévisions concernant les investissements ont
également été revues à la baisse en raison du manque de confiance dans les
entreprises, du fait que les investissements fixes chuteraient de
3,8 % en 2008 et de 10,5 % en 2009, a estimé la confédération.