LOME, 15 novembre (Xinhua)
-- Le président du Réseau des associations des personnes vivant avec le
VIH/Sida (RAS Plus), Augustin Dokla, a salué samedi la gratuité des
médicament antirétroviraux décidée vendredi par le gouvernement, estimant
qu'il importe de subventionner les bilans biologiques et le
traitement des infections opportunistes qui reviennent également
chers.
"Nous saluons cette décision qui soulagerait un tant
soit peu la communauté des personnes vivant avec le VIH/Sida", a dit
Augustin Dokla à Radio Lomé, estimant toutefois que cela n'est
pas une fin en soi.
Le président du RAS Plus a indiqué qu'il faut aller
au-delà de cette décision et voir tout ce qui gravite au tour du
traitement notamment le bilan biologique, le traitement des infections
opportunistes qui sont encore d'autres chantiers à ouvrir au niveau
de la comunauté des personnes vivant avec le VIH/Sida et la société
civile.
"Les médicaments ne sont pas une fin en soi, il y a
le bilan biologique qu'il faut subventionner, puisque le suivi biologique
est très important", a souligné Augustin Dokla, ajoutant qu'une
personne sous traitement doit faire le bilan hépathique, le comptage
des CD4, la charge virale et le traitement des infections opportunistes qui
coûte plus cher.
Selon lui, il y a plus de 25.000 Togolais qui ont
besoin des médicaments antirétroviraux, alors qu'un peu plus de 8.000 en
bénéficiaient jusque-là.
Vendrredi, le gouvernement togolais a annoncé la
gratuité, à compter du 17 novembre sur toute l'étendue du territoire, des
médicament antirétrovitraux distribués à travers le circuit de la
Centrale d'achat des médicaments essentiels génériques du Togo
( CAMEG-Togo).
Le président de RAS Plus a aussi demandé aux
Togolais d'être vigilants afin que ces médicaments ne tombent dans le
trafic pour aller dans les pays voisins où ils ne sont pas encore
gratuits.