(Photo: Xinhua/AFP)
NICE (France), 14
novembre (Xinhua) -- Le sommet UE-Russie a eu lieu vendredi à Nice, dans
le sud de la France, avec une décision de poursuivre les négociations sur
un accord de partenariat.
Le sommet a permis une discussion "extrêmement
utile" et "très franche", a affirmé le président français Nicolas Sarkozy,
président en exercice du Conseil européen, qui s'est déclaré
"heureux" de ce nouveau contact avec le président russe Dmitri
Medvedev, "avec qui on peut parler".
Les deux parties ont trouvé des positions proches
sur la question de la sécurité pan-européenne. Le président Sarkozy a
proposé au nom du président du Conseil européen l'organisation d'un
sommet de l'Organiation sur la sécurité et la coopératoin en Europe (OSCE)
en mi-2009, pour poser les bases d'un éventuel accord.
"Et d'ici là qu'on ne parle pas de déploiement de
bouclier, de missiles, qui ne mène rien à la sécurité, qui complique les
choses, qui les font plutôt reculer", a-t-il signalé.

(Photo: Xinhua/AFP)
Au sujet du prochain sommet du G-20 à Washington
face à la crise financière mondiale, le président Sarkozy a noté que les
propositions russes étaient proches de celles des Européens. Il faut
changer les choses "durablement, structurellement et fortement", a-t-il
lancé.
Son homologue russe a également évoqué des positions
"pratiquement communes" entre Russes et Européens. Il faut une
réponse "adéquate", "complète" et "pas seulement des déclarations", a
souligné le président Medvedev.
Il a également remercié le soutien du président
français à son idée d'un "espace pan-européen de sécurité". Avant la
signature d'un "accord spécial global", il faut s'abstenir de toutes les
mesures unilatérales qui affecteraient cette sécurité, a-t-il
déclaré.
C'est sur la question géorgienne que les Russes et
Européens ont affiché le plus leur différend. M. Sarkozy a indiqué que la
Russie avait rempli une "très large part" de ses engagements, tout en
invitant Moscou à retirer ses troupes de deux points spéciaux en Ossétie
du Sud : la vallée d'Akhalgori et le village de Perevi. Tandis que M.
Medvedev a noté la mise en oeuvre complète du plan Sarkozy-Medvedev sur le
règlement de la crise géorgienne.
"Interdépendance positive" entre la Russie et
l'UE
Le président de la Commission européenne José Manuel
Barroso a mentionné, à l'issue du sommet de Nice, la notion
d'"interdépendance positive". Il s'est déclaré particulièrement
satisfait des résultats du sommet.
"La question politique fondamentale est la suivante
pour l'avenir entre la Russie et l'Union européenne : cet avenir doit
se faire par l'économie, pas par les missiles. Cet avenir doit se
faire par les échanges et le dialogue, pas les démonstrations de
force. Par le partenariat et le multilatéralisme, pas
l'unilatéralisme. Par l'engagement et le leadership dans les
questions globales, notamment la crise financière ... Nous
voulons travailler aussi avec la Russie dans des questions comme la lutte
contre le changement climatique", a déclaré M. Barroso, après avoir
souligné l'importance d'approfondir le "dialogue" avec la Russie sur la
question de la sécurité énergétique.
Pour le président Sarkozy, le sommet de Nice est
nécessaire, il ne le regrette pas malgré l'attitude de certains dirigeants
de "pays prestigieux" qui lui avaient proposé d'annuler ce
sommet.
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L'UE et la Russie décident de poursuivre les négociations sur un
accord de partenariat

NICE (France), 14 novembre (Xinhua) -- Le sommet UE-Russie, qui a eu lieu
vendredi à Nice, dans le sud de la France, a décidé de poursuivre les
négociations sur un accord de partenariat entre les deux
parties.
Ouverture du sommet UE-Russie à Nice

NICE (France), 14 novembre (Xinhua) -- Le sommet Union
européenne-Russie s'est ouvert vendredi matin à Nice, dans le sud de la
France. Ce sera une occasion d'évoquer les "perspectives du partenariat
euro-russe, mais aussi les difficultés et les défis qui doivent être
surmontés pour les réaliser", selon l'Elysée.