ALGER, 13 novembre
(Xinhua) -- La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme
Louisa Hanoune, a indiqué jeudi à Alger que le vote de son parti en faveur
de la révision constitutionnelle est motivé par le fait qu'elle sert
l'intérêt de la nation, a rapporté l'agence de presse officielle algérienne
APS.
Invitée de l'émission "Likaa el-khamis" (rencontre
du jeudi) de la chaîne II de la radio nationale algérienne, Mme Hanoune
qui a rappelé les articles concernés par la révision du texte
fondamental, a affirmé que son parti politique a examiné en
profondeur et approuvé ces amendements, sachant que "les symboles de
la Révolution de Novembre et la promotion de l'Histoire sont des principes
qui intéressent tous les Algériens", tout comme les amendements visant "à
promouvoir les droits politiques de la femme et à la réorganisation du
pouvoir exécutif".
Selon elle, l'amendement de l'article 74 de la
Constitution vise à "recouvrer un acquis démocratique limité par la
Constitution de 1996", estimant que cet article "s'opposait aux
principes de la démocratie" d'autant qu'il ne constituait guère,
à l'époque, "une revendication populaire".
Pour Mme Hanoune "des élections législatives
anticipées" sont à prévoir après les prochaines élections présidentielles
pour permettre, selon elle, au Parlement de retrouver sa légitimité et
sa crédibilité.
Priée de dire si elle sera candidate aux prochaines
présidentielles, Mme Hanoune a estimé que cette décision relève des
instances de son parti, ajoutant que ce sujet a déjà été soulevé lors de
la dernière réunion du conseil national du PT.
Mme Hanoune a estimé "inutile" la présence
d'observateurs internationaux aux prochaines élections présidentielles tel
que revendiqué par certaines parties, car "ce n'est pas la présence
des observateurs internationaux qui garantit la régularité des
élections", d'autant que les commissions locales de surveillance des
élections sont en mesure de s'acquitter de cette mission.
La loi portant révision de la Constitution a été
adoptée mercredi à la majorité par le parlement, réuni en ses deux
chambres,lors d'une séance plenière.
La révision constitutionnelle a supprimé les limites
sur les mandats présidentiels pour permettre au président algérien
Abdelaziz Bouteflika de briquer un troisième mandat présidentiel en
avril 2009.