LIBREVILLE, 12 novembre (Xinhua) -- Plusieurs
centaines d'élèves de Libreville ont marché mercredi dans les rues de la
capitale pour réclamer leurs professeurs en grève depuis le premier
jour de la rentrée des classes.
"Nous voulons nos professeurs. Nous voulons
étudier", ont-ils mentionné sur une banderole qu'ils brandissaient pendant
la longue marche qui les a conduit au siège de la Convention nationale des
syndicats du secteur de l'éducation (CONASYSED).
La CONASYSED, une coalition de neuf principaux
syndicats du secteur éducatif gabonais, a lancé le premier jour de la
rentrée le 6 octobre dernier, un mot d'ordre de grève très suivi.
Arrivés au siège de cette coalition, les élèves ont
supplié les professeurs en leur demandant de mettre fin à la grève et de
reprendre les cours le plus tôt que possible.
La CONASYSED exigent une harmonisation des salaires
des enseignants recrutés avant et après 1991. Les premiers sont mieux
payés par rapport à leurs collègues. Elle exige aussi la
régularisation des situations administratives notamment les
recrutements, les reclassements et les avancements automatiques.
Le gouvernement se dit disposé à ouvrir des
négociations à condition que les syndicalistes lèvent la grève. Ceux-ci
refusent de s'exécuter.
Le gouvernement a sommé les grévistes de reprendre
le travail au plus tard ce 12 novembre sous peine de suspension de
salaire. Les grévistes n'ont pas écouté cet appel préférant radicaliser
leur position.
"Nous préférons partir au village
faire nos plantations et laisser le gouvernement avec ses salaires",
a martelé mercredi Fridolin Mve Mintsa, un des porte-paroles des
grévistes. La situation est quasiment bloquée et le gouvernement craint
une année blanche.