DAMAS, 12 novembre (Xinhua) -- Un accord de sécurité
entre l'Irak et les Etats-Unis sur le statut des troupes américaines
n'entamera pas la sécurité des pays voisins à l'Irak, a déclaré
le Premier ministre Nouri Maliki, selon le reportage de l'agence de
presse SANA mercredi.
Maliki a fait cette déclaration dans une lettre
adressée au président syrien Bachar al-Assad, qui lui a été remise par le
ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari en visite
officielle au cours d'une réunion.
La lettre contenait le souci du leadership irakien
de ne pas signer un accord comprenant des éléments susceptibles d'être
interprétés comme touchant les intérêts sécuritaires de tous les
Etats voisins, a affirmé SANA.
Dans sa lettre, Maliki a évoqué l'espoir de
l'intensification des relations entre la Syrie et l'Irak, les derniers
développements sur la scène politique irakienne, particulièrement
les négociations sur l'accord avec les Etats-Unis et l'agression
américaine sur le territoire syrien.
"Maliki a exprimé le souci certain du gouvernement
irakien de préserver la sécurité nationale et régionale, ainsi que de ne
pas faire de l'Irak une base pour attaquer les pays voisins quelques
soient les circonstances," a souligné le reportage.
Pendant les discussions, Zebari a exprimé la haute
appréciation de son pays des efforts de la Syrie pour maintenir la sécurité
et la stabilité en Irak, ainsi que pour la lourde charge supportée
par Damas en accueillant les déplacés irakiens, a ajouté SENA.
Assad a affirmé que la Syrie n'a jamais menagé
d'efforts pour le retour de la stabilité en Irak et pour parvenir à une
réconciliation nationale entre les Irakiens.
Il a aussi réitéré que "le souci syrien de renforcer
les relations avec qui sont vigilants sur la résistance à toute
conspiration visant la sécurité et la stabilité dans la région,"
a indiqué SANA.
Zebari est arrivé à Damas mardi dans une visite
surprise en Syrie suite aux tensions entre les deux voisins après un raid
transfrontalier meurtrier américain le mois dernier qui a tué
huit civils syriens.
La Syrie a condamné le raid en le qualifiant comme
"un acte d'agression injustifié" et une "dangereuse violation" de sa
souveraineté.
Peu après le raid, la Syrie a convoqué le chargé
d'affaires irakien, demandant à l'Irak d'empêcher l'utilisation de son
territoire pour attaquer Damas.
Le gouvernement syrien a aussi décidé de remettre à
plus tard la réunion du Haut comité irako-syrien, qui devait se tenir à
Bagdad du 12 au 13 novembre.
Les autorités américaines ont prétendu que
le raid avait tué un important agent d'al-Qaeda qui s'appretait, selon
les services de renseignement, à mener une attaque en Irak.
Toutefois, le département d'Etat américain et la Maison Blanche ont
refusé de commenter l'attaque.