NEW YORK (Nations Unies), 11 novembre (Xinhua) -- Le
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a mis en garde mardi
les auteurs et les commanditaires de crimes de guerre dans l'est de
la République démocratique du Congo (RDC) contre d'é ventuelles
poursuites pénales.
"Je suis très préoccupé par les informations
concernant des meurtres visant des civils, des pillages et des viols", a
dit Ban Ki-moon lors de sa conférence de presse mensuelle à New
York.
"Je rappelle à toutes les parties que lorsque le
droit de la guerre est violé, la responsabilit é pénale des auteurs peut
être recherchée, en particulier contre les commandants ou ceux qui ont
un poste de responsabilité", a insisté le Secré taire général.
M. Ban a estimé que la priorité était de stabiliser
la situation sur le terrain, afin de permettre à l'assistance
humanitaire des Nations Unies de parvenir à quelques 100.000
personnes d éplacées au nord de Goma, la capitale provinciale du
Nord-Kivu.
Ces déplacés restent pris depuis plus de deux
semaines au milieu des combats entre les forces rebelles du Congrès
national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda d'un côté et
l'armée congolaise (FARDC) et les Patriotes résistants du Congo
( PARECO) de l'autre.
"A cause des combats, ces gens n'ont pratiquement
pas reçu d'assistance. Leur situation est devenue de plus en plus
désespérée", a dit M. Ban.
Il a appelé une nouvelle fois à un cessez-le-feu
immédiat.
Selon l'ONU, le secrétaire général adjoint aux
opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, a indiqué mardi que le
Conseil de sécurité pourrait donner une réponse positive à la demande de
renforts faite par la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) il y
a plusieurs semaines.
La MONUC a demandé 3.000 troupes supplé mentaires,
soit deux bataillons, dont un très mobile, pour le Nord-Kivu.
Alain Le Roy a indiqué à l'issue de consultations et
d'un exposé devant le Conseil que la MONUC ne demandait pas de
modification de son mandat.
"Il permet à la MONUC de protéger les civils par
tous les moyens, y compris la force, s'ils sont menacés, et de désarmer
les milices, mais aux côtés de l'armée congolaise (FARDC).