ALGER, 11 novembre (Xinhua) -- Les procédures de la
révision constitutionnelle respectent les dispositions de la Constitution
actuelle, a affirmé mardi à Alger le chef du gouvernement
algérien Ahmed Ouyahia, qui est également le secrétre général du
Rassemblement national démocratique (RND, l'un des partis politiques
de la coalition tripartite qui contrôle la législature).
La révision partielle de la Constitution "intervient
sur la base des dispositions de l'actuelle Constitution et sera votée
conformément et dans le respect de ces dispositions", a déclaré
M. Ouyahia devant les élus du RND à l'Assemblée populaire nationale
(APN, chambre basse du parlement) et au Conseil de la nation (Sénat)
et les membres du secrétariat national du parti.
Il a rappelé les dispositions de la Constitution qui
offrent au président algérien Abdelaziz Bouteflika la possibilité
d'amender partiellement cette loi fondamentale, après avis du
Conseil constitutionnel, en la soumettant au vote des deux chambres
du Parlement, sans passer par un référendum.
Par ailleurs, le secrétaire général de l'instance
exécutive du parti du Front de libération nationale (FLN, l'un des partis
politiques de la coalition tripartite qui contrôle la législature), a
indiqué mardi à Alger que la révision constitutionnelle initiée par le
président Bouteflika était "partielle mais importante, du moment qu'elle
clarifie les prérogatives et protège les symboles de la révolution".
S'exprimant lors de la réunion du groupe
parlementaire du parti, M.Belkhadem a souligné : "Il est vrai qu'il s'agit
d'une révision partielle mais elle demeure d'une grande importance car
elle détermine les prérogatives, protège les symboles de la
révolution et jette les bases d'un régime présidentiel avec des
prérogatives claires" souhaitant voir "cette révision complétée
prochainement par une autre plus approfondie".
Les deux chambres du Parlement algérien (Conseil de
la nation et Assemblée populaire nationale) se réuniront mercredi à Alger
pour la présentation et le vote de la loi portant révision de la
Constitution, conformément à l'article 176 de la loi fondamentale, a
rapporté mardi l'agence de presse algérienne APS.
La révision constitutionnelle a pour objectif
de supprimer la limite sur les mandats présidentiels, pour permettre
au président Bouteflika de briquer un troisième mandat.