SAO PAULO, 10 novembre (Xinhua) -- Les responsables
des finances des pays du Groupe des 20 (G20) ont partagé le point de
vue qu'une réduction des impôts et une augmentation des dépenses
gouvernementales sont nécessaires pour éviter une récession, a
déclaré dimanche le ministre brésilien des Finances, Guido
Mantega.
Chaque pays prendra des actions en fonction de sa
propre situation, a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.
Le G20 a juste achevé une réunion des ministres des
Finances et des gouverneurs de banque centrale cette fin de semaine à San
Paulo. Le Brésil assumant actuellement la présidence tournante du
bloc.
M. Mantega a décrit comme "intéressant" l'appel de
la Russie à élaborer un traité du G20 similaire au Traité de Maastricht de
l'UE, qui définit les objectifs fiscaux des membres de l'UE.
Cependant, comme les Etats-Unis et quelques pays de
l'UE ont des défits fiscaux plus larges que d'autres, ils devraient avoir
une grande tolérance du déficit en vertu d'un tel traité, a-t-il
ajouté.
M. Mantega a affirmé que la plupart des participants
estiment que les plans de sauvetage des Etats-Unis et de l'Europe n'ont
pas réussi jusqu'à présent à restaurer les lignes de crédit et la
confiance nécessaire pour mettre fin à la crise.
Par conséquent, des mesures supplémentaires sont
nécessaire, a-t-il ajouté.
Le G20 concentre 85% du PIB de la planète et les
deux tiers de sa population.
Il rassemble sept économies avancées
(Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni),
l'Union européenne et les principaux pays émergents (Afrique du Sud,
Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du
Sud, Inde, Indonésie, Mexique, Russie et Turquie).