SAO PAULO (Brésil), 9 novembre (Xinhua) -- Le
président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a demandé samedi que soit
mise en place une "nouvelle architecture financière mondiale" suite à
la crise financière.
Prenant la parole lors de la session d'ouverture
d'une réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques
centrales du groupe des 20 (G20), le chef d'Etat brésilien a lancé un
appel à une réforme sérieuse et urgente du système financier mondial,
qu'il a qualifié de "château de cartes".
Aucun pays ne peut être épargné par les crises
financières, a estimé M. Lula, ajoutant que chaque Etat doit assumer la
responsabilité dans ses actions et éviter de transférer les risques
aux autres.
A ce sujet, il a invité les économies émergeantes à
travailler de concert dans le but d'avoir une voix plus forte. Il a, à
cette occasion, critiqué "le dogmatisme de non intervention" dans les
marchés que pratiquent les Etats-Unis et d'autres pays.
Le G7 composé des sept pays les plus industrialisés,
à savoir les Etats-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France,
l'Italie et le Canada, ne pourra faire chevalier seul pour résoudre
les problèmes dans le monde et nous avons besoin d'une nouvelle
gouvernance plus participative, a insisté le président Lula.
Il est temps de mettre en place une nouvelle
architecture financière mondiale, a dit M. Lula, affirmant que son pays
est disposé à assumer ses responsabilités.
Le G20 regroupe les membres du G7, l'Argentine,
l'Australie, le Brésil, la Chine, l'Inde, l'Indonesie, le Mexique, la
Russie, l'Arabie saoudite, l'Afrique du Sud, la Corée du Sud et la
Turquie, ainsi que l'Union européenne et les institutions de Bretton
Woods.