(Photo: Xinhua)
BEIJING, 7 novembre (Xinhua)
-- Le rôle des médecines traditionnelles dans les premiers soins doit être
mieux connu a déclaré Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation
Mondiale de la Santé (OMS) lors de l'ouverture vendredi à Beijing du
Congrès sur la médecine traditionnelle.
Il y a trente ans, la déclaration d'Alma-Ata
reconnaissait le rôle des praticiens de médecine traditionnelle dans les
soins primaires au niveau de leur communauté. "Il en est résulté une
augmentation de son usage et de son importance au cours des
trente dernières années" a souligné Margaret Chan.
Pour des millions de personnes vivant dans les zones
rurales de pays en voie de développement, l'herboristerie, les médecins et
les traitements traditionnels sont le principal et souvent le
seul moyen de recevoir des soins.
(Photo: Xinhua)
"Ces soins sont des soins de proximité, accessibles et bon
marché. Dans certains cas, comme dans celui de la médecine
traditionnelle chinoise, les techniques traditionnelles sont fondées
sur une sagesse et une expérience de plusieurs siècles" a-t-elle
ajouté.
Les médecines traditionnelles apparaissent dans
beaucoup de pays en voie de développement comme une manière bon marché,
efficace et acceptable par la population de donner ou recevoir
des soins.
La directrice générale de l'OMS a cependant mis en
garde contre la tendance qui se faisait jour dans les pays développés
d'utiliser la médecine traditionnelle comme complément ou même comme
alternative aux traitements conventionnels modernes.

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En Amérique du Nord et en Europe, les médecines
traditionnelles sont devenues une industrie en croissance continue générant
des milliards de dollars a-t-elle souligné. "Cette tendance n'est pas
sans danger, et il ne faut pas que les médecines traditionnelles
deviennent la médecine du pauvre".
Margaret Chan a appelé les membres de l'OMS à ne pas
opposer médecines traditionnelles et médecine occidentale mais à les
utiliser de concert lors des soins primaires.
Le congrès rassemble plus de 1100 participants de 80
pays et régions qui sont les invités du ministère chinois de la Santé et
de l'administration d'Etat de Médecine traditionnelle.
Il devrait se terminer par une "Déclaration de
Beijing" publiée le 8 novembre à l'issue des trois jours du Congrès et
après avoir été adoptée par les participants membres de l'OMS.

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Xinhua)