TOKYO, 4 november (Xinhua) -- Sept hauts
responsables japonais ont été réprimandés mardi pour leur responsabilité
de surveillance dans la récente publication d'un essai controversé sur le
rôle du Japon dans la deuxième Guerre mondiale par le chef d'état-major
limogé de la Force aérienne d'autodéfense, le général Toshio
Tamogami, a rapporté Kyodo News.
Les mesures punitives annoncées par le ministère de
la Défense ont aussi comporté un retour partiel du salaire par le ministre
de la Défense Yasukazu Hamada.
Plus tôt, le Premier ministre Taro Aso a demandé
qu'aucune répétition de problèmes similaires ne soit causée par des essais
aussi controversés concernant le rôle du Japon en temps de guerre.
A la conférence de presse jeudi, Hamada a indiqué
qu'il avait été instruit par le Premier ministre de renforcer le contrôle
sur les prises de parole publiques au sujet des opinions politiques
par les commandants de la Force d'autodéfense (SDF)et de punir le
personnel compétent au sein du ministère de la Défense et de la
Force d'auto-défense (SDF).
Dans son essai publié vendredi, Tamogami a affirmé
qu'il est " faux" d'accuser le Japon d'avoir été une nation qui a agressé
avant et pendant la deuxième guerre mondiale.
Il a estimé que le Japon avait été tiré dans la
guerre sino- japonaise par le président chinois d'alors Chiang Kai-shek
(1887- 1975), qui a dirigé le Parti nationaliste chinois, et a présenté
le Japon comme "une victime" dans l'essai intitulé "Was Japan an
Agressor Nation?"
Aso a exprimé sa désapprobation de
l'essai tard vendredi. Critiquant les points de vue de Tamogami, le Premier
ministre a indiqué qu'il n'était "pas opportun" pour un chef de
la Force aérienne d'autodéfense de publier un tel ouvrage, bien que
ce soit "à titre personnel."