(Photo: Xinhua/Reuters)
MARSEILLE (France), 3
novembre (Xinhua) -- Le ministre français des Affaires étrangères Bernard
Kouchner, dont le pays assume la présidence de l'Union européenne (UE), a
déclaré lundi à Marseille que les Européens souhaitent devenir des
"partenaires" des Américains, et qu'ils le diraient au nouveau président
américain.
"Le monde évolue", a souligné M. Kouchner, mettant
l'accent sur l'ouverture d'un "nouveau châpitre" dans la "balance du
monde", lors d'une conférence de presse conjointe avec le haut
représentant de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité, et
la Commissaire européenne en charge des relations extérieures
Benita-Ferrero Waldner, à l'issue d'une conférence des ministres des
AE des 27 pays de l'UE.
Les 27 avaient décidé lors de leur dernière
conférence Gymnich en Avignon, d'adopter, à la veille de l'élection
présidentielle aux Etats-Unis, un document sur un partenariat
transatlantique " plus équilibré". Ils ont décidé finalement lundi de ne
pas le rendre public avant d'en finaliser définitivement et avant
l'élection d'un nouveau président américain.
M. Kouchner a néanmoins expliqué les cinq
"châpitres" du document européens, simple et en six pages selon lui: le
multilatéralisme, le Moyen-Orient, l'Afghanistan et le Pakistan, la
relation avec la Russie, et l'attitude vis-à-vis des pays comme la Chine,
l'Inde et le Brésil.Il a qualifié le document d'une " boîte à outils" que
les pays européens utilisent "comme ils le veulent" en fonction de leur
histoire et de leurs rapports avec les Etats-Unis.
Les Etats-Unis demeurent un "très grand pays", qui
demeure en tête dans biens des domaines, une "puissance majeure" mais non
" dominante. Le multilatéralisme s'impose vu la rapidité des
changements dans la mondialisation et la crise financière en
cours renforce cette évolution.
"Un seul pays ne décide pas", les pays "se
concertent", a expliqué le ministre français.
"Nous n'imposons pas. Nous leur disons: nous sommes
des partenaires, comment nous voyons les choses, discutons-en",
a-t-il indiqué.
Il a également admis la différence en matière
notamment d'histoire, de psychologie et d'économie entre les pays membres
de l'UE, tout en soulignant leur accord cette fois pour donner une
" vraie existence physique" à l'Europe.
La conférence de Marseille est une réunion
"consensuelle", a indiqué M. Solana, et d'ajouter que les Européens et
Américains continueraient à travailler sensemble sur les grands dossiers
internationaux.
Mme Waldner a déclaré quant à elle que les Européens
devraient profiter de ce "moment de transition" pour dire aux Américains
"ce que nous pouvons offrir" pour un "nouveau partenariat"
transatlantique, mettant l'accent sur le leadership européen
auojourd'hui dans divers dossiers internationaux.