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Kouchner : Les Européens souhaitent devenir les "partenaires" des Américains
  2008-11-04 08:20:05  

Le ministre  français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dont le pays  assume la présidence de l'Union européenne (UE), a déclaré lundi à Marseille que les Européens souhaitent devenir des "partenaires"  des Américains, et qu'ils le diraient au nouveau président  américain.

(Photo: Xinhua/Reuters)

     MARSEILLE (France), 3 novembre (Xinhua) -- Le ministre  français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dont le pays  assume la présidence de l'Union européenne (UE), a déclaré lundi à Marseille que les Européens souhaitent devenir des "partenaires"  des Américains, et qu'ils le diraient au nouveau président  américain. 

     "Le monde évolue", a souligné M. Kouchner, mettant l'accent sur l'ouverture d'un "nouveau châpitre" dans la "balance du monde",  lors d'une conférence de presse conjointe avec le haut  représentant de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité,  et la Commissaire européenne en charge des relations extérieures  Benita-Ferrero Waldner, à l'issue d'une conférence des ministres  des AE des 27 pays de l'UE. 

     Les 27 avaient décidé lors de leur dernière conférence Gymnich  en Avignon, d'adopter, à la veille de l'élection présidentielle  aux Etats-Unis, un document sur un partenariat transatlantique " plus équilibré". Ils ont décidé finalement lundi de ne pas le  rendre public avant d'en finaliser définitivement et avant  l'élection d'un nouveau président américain. 

     M. Kouchner a néanmoins expliqué les cinq "châpitres" du  document européens, simple et en six pages selon lui: le  multilatéralisme, le Moyen-Orient, l'Afghanistan et le Pakistan,  la relation avec la Russie, et l'attitude vis-à-vis des pays comme la Chine, l'Inde et le Brésil.Il a qualifié le document d'une " boîte à outils" que les pays européens utilisent "comme ils le  veulent" en fonction de leur histoire et de leurs rapports avec  les Etats-Unis. 

     Les Etats-Unis demeurent un "très grand pays", qui demeure en  tête dans biens des domaines, une "puissance majeure" mais non " dominante. Le multilatéralisme s'impose vu la rapidité des  changements dans la mondialisation et la crise financière en cours renforce cette évolution.  

     "Un seul pays ne décide pas", les pays "se concertent", a  expliqué le ministre français. 

     "Nous n'imposons pas. Nous leur disons: nous sommes des  partenaires, comment nous voyons les choses, discutons-en", a-t-il indiqué.  

     Il a également admis la différence en matière notamment  d'histoire, de psychologie et d'économie entre les pays membres de l'UE, tout en soulignant leur accord cette fois pour donner une " vraie existence physique" à l'Europe. 

     La conférence de Marseille est une réunion "consensuelle", a  indiqué M. Solana, et d'ajouter que les Européens et Américains  continueraient à travailler sensemble sur les grands dossiers  internationaux. 

     Mme Waldner a déclaré quant à elle que les Européens devraient  profiter de ce "moment de transition" pour dire aux Américains "ce que nous pouvons offrir" pour un "nouveau partenariat"  transatlantique, mettant l'accent sur le leadership européen  auojourd'hui dans divers dossiers internationaux.