STOCKHOLM, 31 octobre (Xinhua) -- La Finlande a
décidé de ne pas signer la convention internationale interdisant l'emploi,
la production, le commerce et le stockage des bombes à
fragmentation, ont rapporté vendredi les media d'Helsinki.
La décision a été prise par le président Tarja
Halomen et le comité du cabinet sur la politique étrangère et de sécurité
lors d'une session conjointe, a déclaré le gouvernement finlandais
dans un communiqué sur son site Internet.
"La convention sera discutée de nouveau après une
évaluation des capacités de défense de la Finlande", a déclaré le
gouvernement dans son communiqué, et d'ajouter que le comité va
suivre les développements internationaux liés à ce sujet.
Le commandant des forces de défense finlandaises,
l'amiral Juhani Kaskeala, a déclaré le mois dernier qu'une interdiction
sur les armes à fragmentation "affaiblirait sérieusement la capacité
de la Finlande à se défendre".
La Convention d'Oslo sur les munitions à
fragmentation devrait être ouverte à la signature en décembre à Oslo.
Les bombes à fragmentation sont des
bombes aériennes qui explosent avant d'atteindre leur cible ou à l'impact
en libérant des milliers d'éclats. Mais les statistiques des groupes
des droits de l'Homme montrent qu'entre 10% et 40% des éclats ne sont pas
libérées et constituent une menace majeure pour les civils habitants autour
des zones de combat.