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Algérie: réactions des principaux acteurs politiques à la révision de la Constitution
  2008-10-30 08:20:08  

     ALGER, 29 octobre (Xinhua) -- Le secrétaire général du  Rassemblement national démocratique (RND, l'un des partis  politiques de la coalition tripartite qui contrôle la législature), Ahmed Ouyahia, a salué mercredi la décision du président algérien  Abdelaziz Bouteflika, sur la révision de la Constitution qui  contribuera à "consolider l'harmonie au sein du pouvoir exécutif". 

     Le président Bouteflika a annoncé mercredi à Alger à  l'occasion de l'ouverture de l'année judiciaire, une révision  partielle et limitée de la Constitution. Des observateurs  politiques locaux estiment que cette révision devrait permettre au président Bouteflika de briquer un troisième mandat présidentiel  en avril 2009. 

     "Nous applaudissons cette décision et notre applaudissement ne va pas être différent des résolutions du dernier congrès de notre  parti et de son conseil national", a indiqué M. Ouyahia, qui est  également chef du gouvernement algérien, dans une déclaration à la presse en marge de l'ouverture de l'année judiciaire 2008-2009. 

     Interrogé à propos des délais fixés pour le début de  l'opération de révision, le secrétaire général du RND a estimé que "ce sera fait dans les jours qui viennent". 

     Le processus de mise en oeuvre de la révision "prendra forme et atterrira devant le Parlement", a précisé M. Ouyahia, assurant que "tout sera ficelé avant la fin du mois de novembre prochain". 

     Pour sa part, le Front de libération nationale (FLN, l'un des  partis politiques de la coalition tripartite qui contrôle la  législature) a salué mercredi l'initiative du président Bouteflika de procéder, par voie parlementaire, à une révision limitée de la  Constitution. 

     Bouguerra Soltani, président du Mouvement de la société pour  la paix (MSP, l'un des partis politiques de la coalition  tripartite qui contrôle la législature), a indiqué mercredi à  Alger :"Avec cette annonce officielle (révision de la Constitution) , l'état d'expectative qui a régné depuis la campagne des  législatives de 2007 n'a plus lieu d'être au même titre que les  spéculations et pronostics (...)". 

     "L'heure est à l'ouverture d'un débat politique réel et  responsable au niveau de toute formation politique et au sein de  l'opinion publique pour créer un événement national d'envergure",  a-t-il ajouté. 

     Le président du Conseil de la Nation (Sénat algérien)  Abdelkader Bensalah, a appelé mercredi les membres du Conseil à se mobiliser pour l'examen de la loi portant révision  constitutionnelle. 

     M. Bensalah a souligné "l'importance" de cet événement qui, a- t-il dit, "sera l'un des rendez-vous majeurs de la législature  actuelle". 

     Le Parti des travailleurs (PT) a estimé mercredi que le  président Bouteflika a usé de ses prérogatives pour amender la  constitution en recourant à l'article 176 de cette dernière. 

     Le porte-parole du PT, Djelloul Djoudi, a indiqué que son  parti se prononcera sur la révision de la Constitution "une fois  la nature des amendements connue". 

     "Le président de la République s'est, pour le moment, limité à faire des remarques sur certains aspects de la constitution qu'il  compte amender mais n'a pas révélé explicitement le contenu précis de la révision", a expliqué M. Djoudi.