ALGER, 29 octobre (Xinhua) -- Le secrétaire général
du Rassemblement national démocratique (RND, l'un des partis
politiques de la coalition tripartite qui contrôle la
législature), Ahmed Ouyahia, a salué mercredi la décision du président
algérien Abdelaziz Bouteflika, sur la révision de la Constitution qui
contribuera à "consolider l'harmonie au sein du pouvoir exécutif".
Le président Bouteflika a annoncé mercredi à Alger à
l'occasion de l'ouverture de l'année judiciaire, une révision
partielle et limitée de la Constitution. Des observateurs politiques
locaux estiment que cette révision devrait permettre au président
Bouteflika de briquer un troisième mandat présidentiel en avril
2009.
"Nous applaudissons cette décision et notre
applaudissement ne va pas être différent des résolutions du dernier congrès
de notre parti et de son conseil national", a indiqué M. Ouyahia, qui est
également chef du gouvernement algérien, dans une déclaration à
la presse en marge de l'ouverture de l'année judiciaire 2008-2009.
Interrogé à propos des délais fixés pour le début de
l'opération de révision, le secrétaire général du RND a estimé
que "ce sera fait dans les jours qui viennent".
Le processus de mise en oeuvre de la révision
"prendra forme et atterrira devant le Parlement", a précisé M. Ouyahia,
assurant que "tout sera ficelé avant la fin du mois de novembre
prochain".
Pour sa part, le Front de libération nationale (FLN,
l'un des partis politiques de la coalition tripartite qui contrôle la
législature) a salué mercredi l'initiative du président Bouteflika de
procéder, par voie parlementaire, à une révision limitée de la
Constitution.
Bouguerra Soltani, président du Mouvement de la
société pour la paix (MSP, l'un des partis politiques de la coalition
tripartite qui contrôle la législature), a indiqué mercredi à Alger
:"Avec cette annonce officielle (révision de la Constitution) , l'état
d'expectative qui a régné depuis la campagne des législatives de 2007 n'a
plus lieu d'être au même titre que les spéculations et pronostics
(...)".
"L'heure est à l'ouverture d'un débat politique réel
et responsable au niveau de toute formation politique et au sein de
l'opinion publique pour créer un événement national d'envergure",
a-t-il ajouté.
Le président du Conseil de la Nation (Sénat
algérien) Abdelkader Bensalah, a appelé mercredi les membres du Conseil à
se mobiliser pour l'examen de la loi portant révision
constitutionnelle.
M. Bensalah a souligné "l'importance" de cet
événement qui, a- t-il dit, "sera l'un des rendez-vous majeurs de la
législature actuelle".
Le Parti des travailleurs (PT) a estimé mercredi que
le président Bouteflika a usé de ses prérogatives pour amender la
constitution en recourant à l'article 176 de cette dernière.
Le porte-parole du PT, Djelloul Djoudi, a indiqué
que son parti se prononcera sur la révision de la Constitution "une fois
la nature des amendements connue".
"Le président de la République s'est, pour
le moment, limité à faire des remarques sur certains aspects de
la constitution qu'il compte amender mais n'a pas révélé explicitement
le contenu précis de la révision", a expliqué M. Djoudi.