BRAZZAVILLE, 29 octobre (Xinhua) -- Les chefs d'Etat
africains présent au 6ème forum mondial sur le développement durable, en
cours à Brazzaville, se sont montrés préoccupés par la crise
financière et économique mondiale qui touche le monde actuel.
"Nous vivons des jours très inquiétants. Le monde
est en crise profonde. L'avenir immédiat paraît soudain aléatoire. Ni
dirigeant, ni spécialiste, n'est certain de posséder à lui seul les
solutions d'un marasme financier qu'aucun écran de radar, qu'aucun tableau
de bord, qu'aucun n'expert n'avait signal", a déclaré mercredi le
président congolais Denis Sassou Nguesso en ouvrant la session de
mercredi à laquelle étaient présents plusieurs chefs d'Etats
africains.
Selon M. N'Guesso, la crise financière supposait
"une concertation sans exclusive qui doit tenir compte des intérêts de
tous, des plus puissants et des plus faibles".
Pour ce faire, a-t-il précisé, il faut donc une
concertation qui ne doit mépriser aucune contribution car l'Afrique est
prête à apporter la sienne.
L'Union africaine (UA) et la Banque africaine de
développement (BAD) ont annoncé la tenue, le 12 novembre prochain à Tunis
d'une réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques
centrales du continent africain pour débattre de la crise
financière.
La réunion de Tunis devrait permettre aux pays
africains d' arrêter une "position commune" en prélude à la réunion
internationale du 15 novembre à Washington sur la crise financière.
"Nous demandons pour cela que soit revu le format de
la réunion historique de Washington afin que l'Afrique, à travers l'UA, y
trouve sa place. Il est entendu et compris que l'Afrique du sud y
est cooptée non pas au nom de l'Afrique, mais en tant que pays
émergent'', a-t-il indiqué.
Les présidents Omar Bongo Ondimba (Gabon), Faure
Gnassingbé ( Togo), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Thomas Yayi Boni
(Bénin), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), François Bozizé (République
centrafricaine), Fradique de Menezes (Sao Tomé et Principe) et de
Pierre Nkuruzinza (Burundi) ainsi que le Premier ministre
tchadien, Youssouf saleh Abbas, sont présents à Brzzaville.
Ils devraient adopter jeudi un plan d'action et une
déclaration.