DAKAR, 29 octobre (Xinhua) -- Le Bureau politique de
l'Alliance des forces de progrès (AFP, opposition sénégalaise), a condamné
mercredi "la politique du fait accompli", liée notamment au
" découpage administratif politicien" pour les élections locales.
Cette pratique "illustre la volonté du pouvoir
d'adapter sa stratégie de fraude à la nature des élections", estiment les
camarades de Moustapha Niasse, le secrétaire général de l'AFP, cité
mercredi par l'Agence de presse officielle sénégalaise.
A ce sujet, le bureau politique du parti
progressiste "dénonce, avec la dernière énergie, les méthodes du ministère
de l'Intérieur qui communique, par voie de presse, avec les partis de
l'opposition significative, au lieu de les informer en bonne et due
forme".
Il indique avoir engagé les plénipotentiaires du
parti à participer, en accord avec les partenaires du Front Siggil
Senegaal aux réunions organisées par le ministère de l'Intérieur,
"dans le cadre de la préparation des prochaines locales déjà
renvoyées plusieurs fois, de manière unilatérale".
Le nouveau découpage du territoire national
officialisé par un décret en date du 10 septembre consacre 14 régions (3
nouvelles), 45 départements (10 nouveaux) et 360 communautés rurales (40
nouvelles).
Il y a en outre 108 communes, et 113 arrondissements
dont 12 dans la seule région de Tambacounda, 11 à Louga et 10 à Dakar et
Thiès, indique la même source qui montre aussi que la région de
Dakar regroupe 43 communes d'arrondissement, les seules du pays.
Le chamboulement ainsi créé touche plus d'un
million d'électeurs sénégalais qui vont devoir changer de
circonscription pour pouvoir participer aux élections locales de mars 2009.