(Photo: Xinhua/Reuters)
VERSAILLES, 28
octobre (Xinhua) -- Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré mardi
que la France et la Grande-Bretagne travaillaient "main dans la main" pour
que l'Union européenne (UE) ait une position commune face à la crise.
"Nous travaillons main dans la main depuis bien
avant le début de la crise. Mais vraiment, depuis le début de la crise,
nous essayons de coordonner nos positions", a indiqué M. Sarkozy,
avant son entretien avec le Premier ministre britannique Gordon Brown
dans sa résidence de la Lanterne à Versailles, près de Paris.
"Nous essayons ensemble que l'Europe ait une
position commune et nous essayons ensemble de trouver des solutions à la
crise financière historique et sans précédent, que connaît le monde", a
souligné M. Sarkozy, dans une déclaration commune à la presse.
Le chef de l'Etat français a fait savoir que leur
entretien avait pour objectif de "coordonner leurs positions" pour
préparer le sommet européen du 7 novembre de façon que les 27 Etats
membres de l'UE aient "le même message" et "les mêmes propositions" avant
le sommet du G20 du 15 novembre à Washington.
A Washington, "nous voulons tous deux que des
décisions concrètes soient prises pour que les causes qui ont créé la
crise que nous connaissons ne se reproduisent plus jamais", a souhaité
le chef de l'Etat français.
"On va travailler vraiment main dans la main
ensemble pour sortir le monde et l'Europe de la crise à laquelle nous nous
trouvons", a ajouté M. Sarkozy, qui a affirmé avoir beaucoup
d'intérêt de la proposition de M. Brown sur le futur rôle du
Fonds monétaire international (FMI).
Il a souhaité que le FMI ait davantage de moyens
pour soutenir un certain nombre d'Etats, notamment les pays émergents, et
que l'UE augmente son fonds de soutien pour renforcer sa capacité de
réponse à la crise.
Pour sa part, M. Brown a déclaré que la "première
priorité" de la France et de la Grande-Bretagne était de stopper la
contagion de la crise financière aux économies émergentes d'Europe de
l'Est.
"Notre première priorité en ce moment est de stopper
la contagion à d'autres pays, y compris l'Europe de l'Est, où des
problèmes apparaissent et où des mesures doivent être prises", a
déclaré le Premier ministre britannique.