YAOUNDE, 24 octobre (Xinhua) -- Dans un
environnement économique mondial de plus en plus défavorable, la
croissance économique de l'Afrique subsaharienne devrait ralentir en 2008
et 2009 pour s'établir autour de 6%, contre 6,5 en 2007, selon un
rapport du Fondé monétaire international (FMI) présenté vendredi
à Yaoudné.
Dans le même temps, l'inflation devrait atteindre
12% en 2008 et 10% en 2009, dit le rapport sur les perspectives de
l'économie mondiale et celles de l'Afrique subsaharienne.
Cette situation, selon l'Institution de Breton Wood,
tient de la conjoncture macroéconomique actuelle caractérisée par
l'envolée des prix des denrées alimentaires et des carburants, le
ralentissement de la croissance mondiale et les turbulences
financières dans le monde.
Par ailleurs, la flambée des cours des produits de
base a poussé à la hausse l'inflation et les déficits extérieurs
courants. En outre, le soutien des bailleurs de fonds n'a pas augmenté
suffisamment pour couvrir le surcoît des importations dû à l'
envolée des cours obligeant les pays à opérer l'ajustement avec
leurs ressources intérieures, indique le FMI.
Le FMI, dans la présentation de son rapport annuel,
déclare que des risques sans précèdent pèsent sur les perspectives
économiques de la région, et la vigueur de la croissance et de la stabilité
macroéconomique du continent est mise à l'épreuve.
Les pays de l'Afrique subsahariennes doivent être
prêts à réagir rapidement aux chocs exogènes inattendus de la crise
financière actuelle même si, selon le FMI, la tâche s'annonce
particulièrement difficile du fait des effets inflationnistes dus au
renchérissement des importations, de la dégradation des termes de
l'échange ainsi que de la diminution des envois de fonds des travailleurs
émigrés et des flux des capitaux privés.
Le Fonds monétaire international indique que si les
pays de l' Afrique subsaharienne disposent des ressources naturelles
énormes, les recettes d'exportations sont influencées par la situation des
cours mondiaux plutôt défavorables à l'heure actuelle.
Les experts du FMI ont insisté sur
les conditions d'un décollage de la croissance en ces temps de crise,
en recommandant la priorité aux investissements qui améliorent
la productivité; la promotion de la bonne gouvernance et de la lutte
contre la corruption, gages de tout développement; la priorité à
la lutte contre la pauvreté, etc.