LIBREVILLE, 20 octobre (Xinhua) -- Les principaux
syndicats gabonais réunis au sein de la Convention nationale des syndicats
du secteur éducation (CONASYSED) ont décidé lundi de durcir la grève
déclenchée le premier jour de la rentrée le 6 octobre dernier, malgré
l'ouverture des négociations, la semaine dernière, sous la tutelle du
Premier ministre Jean Eyeghe Ndong.
"Le gouvernement veut divertir les enseignants en
ignorant les vrais problèmes", a déclaré Simon Ndong Edzo, coordonnateur de
la CONASYSED. M. Ndong Edzo a invité "tous les enseignants (...) à
rester chez eux et de barrer la route à tous ceux qui se rendront au
cours".
Le Premier ministre gabonais faisant le point de ces
pourparlers vendredi dernier a indiqué que l'Etat s'est engagé à
payer l'ensemble des rappels dus aux enseignants. La somme de 2
milliards de FCFA sera versée dès novembre prochain dans le cadre du
paiement de ces rappels.
Depuis le début de l'année, l'Etat gabonais a
débloqué la somme de 5 milliards de FCFA pour le paiement de ces rappels
dont l'enveloppe globale est estimée à 20 milliards de FCFA par la
CONASYSED.
Les syndicats estiment que ce point n'était pas au
centre de leurs revendications. Les grévistes réclament plutôt
l'harmonisation des salaires entre les enseignants recrutés avant et
après 1991. Ils exigent aussi la régularisation de toutes les situations
administratives des enseignants.
Le gouvernement a accepté de créer une
commission devant tabler sur ces questions, mais les syndicalistes jugent
peu convainquants les engagements du gouvernement.