LONDRES, 20 octobre (Xinhua) -- L'économie
britannique est rentrée en pleine récession, a annoncé l'un des meilleurs
instituts de recherche économique du pays lundi à Londres.
L'économie "s'est déteriorée de manière dramatique
au cours du dernier trimestre et est actuellement en récession", a affirmé
l'institut Ernst &Young ITEM Club dans ses prévisions économiques
pour l'automne.
Selon ITEM, l'économie britannique passera un
contrat pour trois autres trimestres avant d'atteindre son plus bas niveau
au milieu de l'année prochaine, et pourrait effectuer un faible
redressemnt en 2010. Le Produit intérieur brut (PIB) du pays
devra baisser d'1% l'année prochaine, la première année de croissance
négative depuis 1992, et augmentera de 1% seulement en 2010.
"(Le Premier ministre) Gordon Brown pourrait avoir
obtenu des ovations pour avoir mis un terme à l'effondrement systématique
du système bancaire ces derniers jours. Toutefois, nous devons
actuellement admettre la réalité d'une économie qui a été
sérieusement affaiblie par les récents événements dramatiques," a
déclaré Peter Spencer, économiste en chef de Ernst&Young ITEM
Club.
"Les effets de la crise des crédits vont des
secteurs financiers et des menages à un impact sur tous les domaines de
notre économie interne," a -t-il ajouté.
Avec une économie de contrats, l'emploi et
l'investissement baisseront et les revenus des ménages resteront bas
pendant les prochains 12 mois, d'après les prévisions de l'ITEM.
"Même si les marchés des capitaux se stabilisent et
nous recommençons à voir une circulation des fonds autour du système
bancaire international, nous nous occuperons toujours de l'économie
mondiale et locale qui sera en récession pendant les 12 prochains mois," a
déclaré Spencer.
Le seul point positif sur les prévisions est que
l'inflation continuera à baisser, permettant à la Commission de la
politique monetaire du pays (MPC) de réduire les taux d'intérêt de manière
agressive, selon ITEM.
Avec la plongée des taux d'intéret, la
baisse de l'inflation, une économie fondamentallement forte et
une certaine stabilité dans le sytème bancaire, ce devrait être une relative
courte et peu profonde baisse, a affirmé l'institut.