(Photo: Xinhua)
QUEBEC, 19 octobre (Xinhua) -- Le Premier ministre
canadien Stephen Harper a clos dimanche après-midi le 12e sommet de
l'Organisaiton internationale de la Francophonie à Québec, au
Canada, en présence d'une trentaine de chefs d'Etat et de
gouvernements.
Il a annoncé que son pays fournira 100 millions de
dollars canadiens (environ 84 millions de dollars américains) pour aider
les pays en développement à lutter contre le changement climatique.
L'aide canadienne sera notamment destiné à des pays
de l'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique du Sud.
Le Premier ministre québécois, Jean Charest, co-hôte
du sommet, a réaffirmé les engagements des pays francophones à mettre en
valeur les quatre enjeux de l'OIF: démocratie et état de droit;
gouvernance et solidarité économique; environnement; langue
française.
Le premier forum Nord-Sud après l'éclatement de la
crise financière a été fructueux, a indiqué M. Charest, citant le
soutien des Nations Unies et de la Francophonie à la convocation
d'urgence d'un sommet mondial sur la crise financière.
Il a souligné que la solution à la crise financière
doit " tenir compte des besoins des pays en développement".
Le Premier ministre français François Fillon a mis
l'accent sur la refondation du système financier, la réfléxion de la
gouvernance économique, que prône ces dernières semaines le chef de
l'Etat français Nicolas Sarkozy.
Pour le secrétaire général de l'OIF, Abdou Diouf,
qui a pris part à plusieurs sommets de ce genre, le sommet de Québec est
" véritablement exceptionnel".
Dans la Déclaration de Québec, les membres de l'OIF,
comme le secrétaire général de l'ONU, ont apporté leur soutien "la tenue
d'un sommet inernational consacré à la crise financière.
Ils se sont engagés à "participer activement au
renforcement du système financier international afin de le rendre plus
cohérent, et soutenir en particulier une réforme visant la transparence, la
solidité bancaire, l'intégrité et l'amélioration de la
gouvernance économique mondiale".
Exprimant leurs vives préoccutions devant la crise
alimentaire, ils ont affirmé leur détermination à "travailler de façon
concertée au sein des enceintes internationales compétentes", à
" soutenir la mobilisation mondiale en faveur d'un partenariat
mondial pour l'alimentation et l'agriculture", à "encourager une
augmentation significative du soutien aux initiatives des pays en
développement, notamment en Afrique".
Les membres de l'OIF ont promis aussi de "valoriser
le statut et l'usage de la langue française dans les domaines économique,
social, culturel, touristique et scientifiques".
A Québec, la langue française est devenue pour la
première fois depuis la fondation de l'OIF, un thème à part entière d'un
sommet de la Francophonie.
Au niveau de l'environnement, les membres de l'OIF
se sont engagés à "coopérer pour que tous nos pays puissent mettre au
point des politiques nationales en vue de réaliser, entre autres,
l'objectif commun de réduire d'au moins 50% les émissions mondiales
de gaz à effet de serre d'ici 2050".
En outre, la Francophonie ont promis de "renforcer
les capacités des Etats francophones en matière de maintien de la
paix ", et à "consolider l'Etat de droit en soutenant les institutions
démocratiques".
Le 12e sommet de la Francophonie s'est ouvert
vendredi en fin de l'après-midi dans le Centre des Congrès à Québec.
A l'issue des discussions, les participants au
sommet de Québec a décidé d'admettre l'Arménie comme membre permanent, et
la Thaïlande et la Lettonie à titre d'observateurs.
Ils ont par ailleurs décidé de
choisir Madagascar, au lieu de la République démocratique du Congo (RDC),
comme le pays hôte du prochain sommet de la Francophonie.