QUEBEC, 19 octobre (Xinhua) -- Les participants au
12e sommet de la Francophonie doivent débattre dimanche sur l'enjeu de la
langue avant de clôturer leurs travaux de la dernière journée.
Selon le programme officiel, les dirigeants des pays
francophones se réunissent à huis clos pour d'abord faire un compte
rendu des quatre tables rondes sur la protection de l'environnement.
Ensuite, ils passent leurs débats sur l'enjeu de la
langue française, avant d'examiner et d'adopter les résolutions et la
Déclaration de Québec.
Samedi, des séances de discussions portaient sur les
thèmes " démocratie et Etat de droit" et "gouvernance économique", tandis
que quatre tables rondes se penchaient sur l'environnement.
Au niveau économique, le Premier ministre canadien
Stephen Harper a rencontré, en marge du sommet, des dirigeants, notamment
les présidents alégrien, libanais et malien, pour évoquer la
crise financière internationale, selon le bureau du Premier ministre
canadien.
Des dirigeants africains ont exprimé leurs
préoccupations devant la crise financière, qui jeté une ombre sur la
croissance de l'économie mondiale.
Cette crise "peut facilement se muer en crise
économique, entraînant ainsi le ralentissement de l'activité économique
des pays en développement", a indiqué le président djiboutien Ismaïl
Omar Guelleh.
"La crise actuelle qui ébranle les pays
industrialisés touche également les pays en développement qui voient leurs
problèmes économiques structurels accentués avec de nouvelle menaces et
des difficultés cruciales pour leur avenir", a affirmé le président
algérien Abdelaziz Bouteflika, qui a assisté au sommet en tant
qu'invité spécial.
Dans la déclaration finale, les pays francophones
devraient apporter leur soutien à la convocation d'un sommet international
pour donner une réponse d'urgence coordonnée à la crise financière.
Vendredi, juste avant l'ouverture du sommet,
le président français Nicolas Sarkozy a dévoilé sa propositon de convoquer
un sommet mondial consacré à la crise financière.