QUEBEC, 17 octobre
(Xinhua) -- Le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre
canadien Stephen Harper ont souligné la nécessité, vendredi à Québec, de
convoquer un sommet mondial consacré à la crise financière international d'ici la
fin de 2008.

(Photo:
Xinhua/Reuters)
Répondant à une question lors d'une conférence de
presse, M. Sarkozy a affirmé vouloir convoquer un sommet "global" pour
discuter des réponses à la crise financière qui s'est propagée
des Etats-Unis vers l'Euorpe et l'Asie.
M. Sarkozy prône depuis un certain temps la tenue
d'un sommet mondial pour refonder le système financier, renforcer la
surveillance sur les marchés, et prévenir toute nouvelle crise.
"On n'aura pas de liberté, sans la minimum
réglementation", a indiqué M. Sarkozy, à l'issue d'un sommet UE-Canada.
"On a les même convictions" pour la réorganisation
du secteur financier, a dit M. Sarkozy, en présence du Premier ministre
canadien Stephen Harper et le président de la Commission
européenne,José Manuel Barroso.
Selon M. Sarkozy, le nouveau système financier,
réorganisé et bien réglementé, doit servir les entrepreneurs au lieu de
servir l'intérêt des spéculateurs.
Pour sa part, M. Barroso a affiché le soutien de
l'UE aux propositions de Sarkozy de procéder aux "réformes globales" pour
regagner la confiance des investisseurs dans les marchés
financiers.
Les membres de l'UE ont soutenu jeudi son
proposition. MM. Sarkozy et Barroso doivent se rendre samedi aux
Etats-Unis pour en discuter avec le président américain George W.
Bush.
A propos du "format" de ce sommet en vue, M. Sarkozy
a expliqué que le G8 serait une bonne forme, mais qu'il préfère
inviter des pays émergents, même un pays arabe pour une concertation
sérieuse face à la plus garnde crise financière depuis la Grande
Dépression des années 1930.
"C'est bizarre" de convoquer un tel sommet, sans
inviter des pays émergents comme la Chine et l'Inde, a souligné le
président français, qui est arrivé vendredi matin à Québec pour participer
à l'ouverture du 12e sommet de la Francophonie.
M. Sarkozy a déclaré qu'il est venu pour écouter la
"voix", la "voix forte" du Canada vis-à-vis de ses propositions visant à
sauver le secteur financier, en proie à une crise sérieuse.
De son côté, M. Harper a estimé qu'il important pour
l'UE et le Canada de coordonner leurs efforts pour relever les défis
auxquels le monde entier est confronté aujourd'hui.
MM. Harper, et Sarkozy ont également convenu de
lancer les négociaitons bilatérales commerciales sur un "partenariat
économique" global d'ici 2009.
Les hommes d'affaires canadiens souhaitent un
nouveau accord, un document plus exhaustif qu'un accord de libre-échange,
permette d'harmoniser les réglementations, de conduire vers la libre
circulation des mains d'oeuvre entre l'Europe et l'Amérique du
Nord.
"Evidemment, les Etats-Unis sont toujours notre
principal partenaire commercial, mais si nous pouvons faire plus de
commerce avec l'Inde, la Chine et l'Asie, et que nous pouvons faire le
même avec l'Union européenne, cela aidera à diversifier l'économie
canadienne", a révélé le ministre canadien de l'Environnement
John Baird, avant le sommet UE-Canada.