BRUXELLES, 14 octobre
(Xinhua) -- Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso,
a affirmé mardi à Bruxelles que la reprise des négociations avec la Russie
sur un nouveau partenariat n'était pas un cadeau pour ce pays mais qu'elle
était dans l'intérêt de l'Union européenne (UE).
Lors d'une conférence de presse conjointe avec le
président géorgien Mikheïl Saakachvili, en visite à Bruxelles, M. Barroso
a indiqué que la reprise de ces négociations ne devait pas être
considérée comme "un cadeau pour la Russie", mais qu'il y avait des
intérêts en matière de finances, d'investissements et d'économie en
négociant avec la Russie sur un nouvel accord de coopération et de
partenariat.
(Photo d'archives : Xinhua/Reuters)
L'UE a besoin de travailler avec la Russie dans la
lutte contre le changement climatique et dans le maintien de la sécurité
énergétique.
"Je pense qu'il est dans l'intérêt de l'Union
européenne de maintenir le dialogue avec la Russie pour promouvoir la
stabilité en Europe", a affirmé M. Barroso.
Sur la prochaine conférence des donateurs pour la
Géorgie, M. Barroso a déclaré qu'il s'attendait à ce que l'UE puisse
fournir 500 millions d'euros.
Mais M. Saakachvili a espéré voir un double de cette
somme d'argent, disant que "nous sommes en train de parler de la
possibilité de doubler cette somme d'argent par le biais des
donateurs individuels".
L'UE accueillera la conférence des donateurs pour la
Géorgie à Bruxelles le 22 octobre.
Commentant le retrait militaire russe de Géorgie, M.
Saakachvili a déclaré que le retrait était la première partie de
l'accord de cessez-le-feu conclu sous l'égide de l'UE.
"Je dois avouer que la première partie du plan signé
avec (le président français Nicolas) Sarkozy a été remplie, mais des
militaires russes restent encore dans certaines régions de la
Géorgie et n'envisagent pas de s'en retirer", a-t-il encore indiqué.