Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Le président sénégalais prône l'élargissement du contrôle des finances publiques aux citoyens
-
Vers une synergie d'actions en Afrique de l'Ouest contre l'excision
-
Entretien entre le PM éthiopien et le chef des forces onusiennes demaintien de paix
-
Le président zimbabwéen formera un gouvernement
-
Le président zimbabwéen formera un gouvernement
Le président sénégalais prône l'élargissement du contrôle des finances publiques aux citoyens
  2008-10-14 08:58:34  

     DAKAR, 13 octobre (Xinhua) -- Le président sénégalais,  Abdoulaye Wade, s'est déclaré, lundi, "favorable à l'élargissement du contrôle de la gestion des deniers publics aux citoyens", même  si cela va être "difficile à mettre en oeuvre". 

     Selon Me Wade, qui s'exprimait à l'occasion d'un colloque  international de quatre jours, du 13 au 16 octobre, du Forum des  inspections générales d'Etat d'Afrique et institutions assimilées  (FIGE), en présence du Premier ministre de Djibouti, Dileita  Mohamed Dileita, l'Afrique accorde une grande importance à la  bonne gouvernance et à la transparence dans la gestion des  affaires publiques. 

     "La perspective d'élargir le contrôle de la gestion des deniers publics aux citoyens permettra aux gouvernements de rendre des  comptes pas seulement aux représentants du peuple", a dit le chef  de l'Etat sénégalais, précisant qu'il attendait des indications  pratiques sur la faisabilité de cette idée. 

     "C'est notre voeu, et nous souhaiterions avoir des indications", a-t-il lancé aux participants avant de dire que le contrôle en  amont et en aval de la gestion des finances publiques "participe  de la bonne gouvernance". 

     Pour Philippe Thomas, conseiller à la délégation de la  Commission européenne au Sénégal, "il ne peut y avoir de réduction de la pauvreté sans une bonne gestion des Finances publiques et  pas de bonne gestion des Finances publiques sans contrôle efficace ". 

     La clé du développement repose "dans les mains des pays, dans  leurs capacités à développer une bonne gouvernance, à gérer les  fonds publics dans la transparence et l'efficacité en s'appuyant  sur des institutions de contrôle fortes", a-t-il poursuivi. 

     Selon M. Thomas, la Commission européenne a fait le choix  d'évoluer vers l'aide budgétaire "chaque fois que cela est  possible", abandonnant par là même ses propres procédures au  profit de celles des Etats bénéficiaires. 

     La moitié de l'Aide publique au développement en provenance des pays de l'Organisation de coopération et de développement  économiques (OCDE) devrait passer par les aides budgétaires et  sectorielles, a-t-il indiqué.