DAKAR, 13 octobre (Xinhua) -- Le président
sénégalais, Abdoulaye Wade, s'est déclaré, lundi, "favorable à
l'élargissement du contrôle de la gestion des deniers publics aux
citoyens", même si cela va être "difficile à mettre en oeuvre".
Selon Me Wade, qui s'exprimait à l'occasion d'un
colloque international de quatre jours, du 13 au 16 octobre, du Forum des
inspections générales d'Etat d'Afrique et institutions assimilées
(FIGE), en présence du Premier ministre de Djibouti, Dileita Mohamed
Dileita, l'Afrique accorde une grande importance à la bonne gouvernance et
à la transparence dans la gestion des affaires publiques.
"La perspective d'élargir le contrôle de la gestion
des deniers publics aux citoyens permettra aux gouvernements de rendre des
comptes pas seulement aux représentants du peuple", a dit le chef de
l'Etat sénégalais, précisant qu'il attendait des indications pratiques sur
la faisabilité de cette idée.
"C'est notre voeu, et nous souhaiterions avoir des
indications", a-t-il lancé aux participants avant de dire que le contrôle
en amont et en aval de la gestion des finances publiques "participe
de la bonne gouvernance".
Pour Philippe Thomas, conseiller à la délégation de
la Commission européenne au Sénégal, "il ne peut y avoir de
réduction de la pauvreté sans une bonne gestion des Finances publiques et
pas de bonne gestion des Finances publiques sans contrôle
efficace ".
La clé du développement repose "dans les mains des
pays, dans leurs capacités à développer une bonne gouvernance, à gérer les
fonds publics dans la transparence et l'efficacité en s'appuyant sur
des institutions de contrôle fortes", a-t-il poursuivi.
Selon M. Thomas, la Commission européenne a fait le
choix d'évoluer vers l'aide budgétaire "chaque fois que cela est
possible", abandonnant par là même ses propres procédures au profit
de celles des Etats bénéficiaires.
La moitié de l'Aide publique au développement
en provenance des pays de l'Organisation de coopération et de
développement économiques (OCDE) devrait passer par les aides budgétaires
et sectorielles, a-t-il indiqué.