ALGER, 11 octobre (Xinhua) -- "L'impact de la crise
financière actuelle qui affecte les pays développés sera limité sur des
économies comme celle de l'Algérie", a indiqué samedi le ministre
algérien des Finances Karim Djoudi au cours des assemblées annuelles
du groupe de la Banque mondiale et du FMI qui se tiennent à Washington, a
rapporté samedi l'agence de presse algérienne APS.
"Conjuguée à la poursuite des reformes engagées et à
la gestion financière prudente observée jusque-là l'économie
algérienne est dans une position qui la met à court terme à l'abri de
ces turbulences", a estimé M. Djoudi dont les propos sont rapportés dans
un communiqué de son ministère relatant un entretien de M. Djoudi avec des
responsables de la Banque mondiale sur les perspectives de l'économie
mondiale.
En marge des travaux des assembles annuelles des
institutions de Bretton Woods, M. Djoudi a participé aux travaux de la
réunion du G24 qui ont abordé notamment la situation économique et
financière mondiale, les reformes de la Banque mondiale et du FMI, le
financement du développement et la préoccupation liée au changement
climatique.
Dans son intervention en présence des dirigeants du
FMI et de la Banque mondiale, le ministre algérien des Finances a souligné
les retombées de la crise financière conjuguées aux tensions sur les
produits alimentaires, sur les pays à faibles revenus qui subissent des
chocs sur leur balance de paiement et leur budget.
M. Djoudi a insisté sur la nécessité d'oeuvrer
à mettre en place un nouveau système monétaire et financier international
à la lumière de ces événements, estimant que la Banque mondiale et
le FMI devraient adapter leur organisation, leurs procédures
et leurs moyens pour leur permettre plus d'anticipation et de se mettre
en position pour aider efficacement les pays à accroître leur
capacité de résistance à ces crises et donc repenser leur approche en matière
de réforme financière.