WASHINGTON, 10 octobre (Xinhua) -- Le groupe des 24
Etats (G24) ont averti vendredi que l'actuelle crise financière
planétaire pourrait assombrir les perspectives de croissance dans
les pays en voie de développement.
"Un grand nombre de marchés émergents et d'économies
en développement ne sont pas immunisés contre les débordements de
l'actuelle crise planétaire, certains pays étant plus affectés
que d'autres", indique un communiqué à l'issue d'une réunion du G24.
Les représentants ont exprimé leurs préoccupations
vis-à-vis de l'extension de la crise financière à plusieurs économies du
marché émergents, qui se traduit par le revers des flots de capitaux,
l'augmentation des coûts de financement, et infléchissement du
comportement des investisseurs, déroutés par les fondamentaux.
Ils ont convenu que l'économie du monde accusait le
moment le plus difficile de ces dernières années, la situation la plus
difficile, sur fond d'enlisement du système financier planétaire qui
trouve son origine sur les marchés matures.
"Les économies avancées ont connu un ralentissement
notable, et certaines sont déjà en récession", note le document, appelant à
une prise d'action internationale pour doper le marché financier et
redresser la confiance.
Afin de mettre les pays en développement vulnérables
à l'abri des chocs de la crise financière, le G24 a insisté sur la
nécessité de mettre en place dans l'immédiat de nouveaux instruments
en réponse au krach financier.
Le groupe a appelé le Fonds monétaire international
(FMI) à établir un nouvel instrument de liquidité avant début 2009.
En outre, les 24 pays en développement ont exhorté
un plus grand effort de la communauté internationale pour aider les pays
les plus démunis à relever le défi.
"Les efforts conjoints et multilatéraux, ainsi que
la coodination active de la politique seront cruciaux pour répondre
à ces crises et empêcher une détérioration prolongée des conditions
financières et économiques", ont fait remarquer les 24.
Le G24, établi en 1971, a pour objectif
de coordonner les positions des pays en voie de dévleoppement sur
les questions monétaires et financières à l'échelon international, pour
faire en sorte que leurs intérêts soient représentés de manière
appropriée dans les négotiations internationales.