NAIROBI, 10 octobre (Xinhua) -- Le rapide
redressement de l'économie kenyane a la force de résister à l'impact du
ralentissement de l'économie aux Etats-Unis et en Europe mais les
secteurs-clé pourraient être étranglés, a prévenu la Banque centrale
du Kenya (CBK).
Dans sa toute récente revue du marché, la banque a
affirmé que les secteurs-clé de l'économie pourraient ressentir les
efferts négatifs du ralentissement aux Etats-Unis et en Europe mais cela
ne pourrait pas influencer la performance globale de l'économie
intérieure.
La plus grosse banque du pays a aussi qualifié la
baisse de l'économie aux Etats-Unis et en Europe comme une question d'une
" importance cruciale" et a appelé à des mesures urgentes pour
prévenir de tels développements négatifs susceptibles finalement
d'avoir un impact sur l'économie locale.
La commission de la politique monétaire de la Banque
centrale du Kenya a déclaré qu'elle suit la crise de près en tant que
sujet d'importance, mais ne voit aucune nécessité d'être pessimiste par
rapport aux défis que pourrait poser la crise.
"La Commission s'est accordée sur le fait que la
réponse interne à la sérieuse baisse dans l'activité économique
internationale est d'une importanc cruciale. Son avis est que le
redressement interne est sur la bonne voie. Toutefois, il existe des
probables risques qui pourraient voir la crise internationale étouffer la
reprise de l'économie locale," a indiqué le gouverneur de la Banque
centrale du Kenya Njuguna Ndungu.
En attendant, le patron de la banque a estimé qu'il
n'était pas nécessaire de s'inquiéter à propos de la crise financière aux
Etats-Unis et en Europe. "Nous n'avons vu aucune raison d'être
pessimiste à propos du troisième et du quatrième trimestre," a
déclaré Ndungu dans une déclaration envoyée à Xinhua.
Les économistes ont estimé que le gouvernement
kenyan devrait s'assurer que le secteur financier reste dynamique et que
les liquidités sont disponibles pour attenuer les taux élevés de
crédits par défaut.
L'économie du Kenya, victime d'une vicieuse bataille
post- électorale en janvier, présente des signes visibles d'un
redressement plus rapide, mais la Banque centrale indique que
l'économie n'est pas encore totallement sur la bonne voie.
Le Produit intérieur brut (PIB) du Kenya
pour le second semestre est passé à 3,2% comparé à la croissance négative
de 1% enregistrée au premier semestre pendant la
période post- électoriale.