DAKAR, 7 octobre (Xinhua) -- Le Directeur du Bureau
sous- régional pour l'Afrique de l'Ouest de la Commission économique
des Nations unies pour l'Afrique (CEA-BSR AO), Abdoulaye Niang, a
invité ce mardi les leaders africains, hommes politiques, acteurs
économiques et de la société civile, à travailler ensemble pour
" favoriser les joint-ventures entre entreprises africaines et
étrangères afin de créer et de retenir la richesse dans le
continent".
Selon le directeur du BSR AO, qui s'exprimait au
cours d'un forum sur la Stratégie africaine de création et de rétention de
la richesse (SACRR), le partenariat global pour le développement
dans lequel l'Afrique est engagé actuellement avec le reste du monde,
n'est pas porteur de développement.
"Ce sont les entreprises étrangères qui créent de la
valeur ajoutée sur des produits africains et qui rapatrient l'ensemble
de la richesse dans leurs pays d'origine", a déploré M. Niang citant
l'exemple de l'uranium et du coton.
"Les leaders africains, les acteurs économiques et
de la société civile doivent favoriser un partenariat public-privé qui
soit intelligent au niveau local, national et régional, stratégique
entre l'Afrique et les autres régions du monde et responsable au niveau
global", a-t-il estimé.
Il faut accroître entre pays africains
l'interdépendance économique "pour arriver au moins à 60% et réduire à
moins de 30% la dépendance du continent à une autre région", poursuit M.
Niang.
Pour le directeur du BSR AO, les Etats africains
doivent " exiger l'ouverture du capital des entreprises étrangères aux
Etats et entreprises africains" afin que les richesses ne soient pas
exclusivement rapatriées hors du continent.
Le Bureau sous-régional pour l'Afrique de l'Ouest de
la CEA a, dans le cadre d'un accord de partenariat signé en août 2007 avec
la Commission de la CEDEAO, formulé la "Stratégie africaine de
création et de rétention de la richesse" (SACRR).
L'objectif majeur de celle-ci est d'aider le
continent africain à contribuer de manière optimale à la création de la
richesse globale avec une capacité renforcée de retenir une part plus
importante des richesses générées de l'exploitation de ses
ressources naturelles, humaines, de ses opportunités
d'investissement et marchés régionaux.
Pour y arriver, le Directeur du Centre de recherches
économiques appliquées (CREA) M. Ibrahima T. Diop a préconisé
" l'instauration de l'Etat de droit, la bonne gouvernance et le
respect de la démocratie en Afrique".
Le forum qui dure deux jours est organisé par
le CEA-BSR AO et la chaîne de télévision Africable.