ANKARA, 7 octobre (Xinhua) -- Le Premier ministre
turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré mardi que les militaires turcs
pourraient lancer des opérations transfrontalières dans le nord de l'Irak
si nécessaire.
M. Erdogan a fait ces remarques quatre jours après
que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) eut attaqué un avant-poste
militaire dans la province d'Hakkari (sud-est), tuant 17 soldats
turcs.
"Je voudrais clarifier encore une fois le fait
qu'une opération du genre, en cas de nécessité, ne ciblerait ni de peuples
civils ni l'unité politique de l'Irak", a confié M. Erdogan aux
législateurs du Parti pour la justice et le développement (AKP)
au Parlement turc.
Le seul cible de l'opération serait l'organisation
terroriste du PKK, a ajouté M. Erdogan.
Le Parlement turc devrait discuter et voter mercredi
pour prolonger le mandat des militaires turcs dans le nord de l'Irak
qui expire vendredi prochain.
M. Erdogan a également appelé l'administration
régionale du nord de l'Irak à coopérer avec la Turquie dans la lutte
contre le terrorisme.
Tous les pays, notamment des alliés et amis de la
Turquie, devraient déployer des efforts sincères en vue de réduire le
soutien accordé à l'organisation terroriste en matière
financière, politique, psychologique et logistique, a-t-il affirmé.
Le PKK, considéré par les Etats-Unis et la Turquie
comme un groupe terroriste, a pris les armes en 1984 dans le but de créer
un territoire ethnique dans le sud-est de la Turquie. Environ 40. 000
personnes ont trouvé la mort dans le conflit qui dure plus de deux
décennies.
La Turquie a procédé à de
fréquents raids aériens sur des positions présumées du PKK dans le nord de
l'Irak, qui sert de zone du tremplin pour le groupe rebelle de mener des
attaques transfrontalières contre la
Turquie.