ABIDJAN, 7 octobre (Xinhua)
-- L'économiste en chef pour l'Afrique de la Banque mondiale (BM), Shanta
Devarayan, affirme que la crise financière qui frappe les banques
américaines aura peu d'impact sur les institutions bancaires africaines, a
rapporté mardi la presse ivoirienne.
M. Devarayan s'est exprimé ainsi, lundi à Abidjan,
lors d'une visioconférence organisée en duplex depuis Washington, en
prélude aux Assemblées annuelles de la BM et du Fonds monétaire
international (FMI) qui se tiendront dans la capitale fédérale
des Etats-Unis du 11 au 13 octobre.
Selon lui, "les risques de cette crise financière
pour les systèmes bancaires des pays africains ne seront pas assez
profonds " parce que le marché secondaire du continent est très
étroit.
Toutefois, il a précisé que l'effet se fera beaucoup
plus sentir au niveau du flux des capitaux.
"Ce flux qui a nourrit l'investissement en Afrique
va diminuer", a prévenu l'économiste, qui a fait valoir que l'inflation
pourrait augmenter.
De plus, a-t-il argumenté, la compétitivité des
industries va en pâtir car la récession aura un impact sur les prix des
produits primaires.
Il a par ailleurs proposé aux pays africains,
dépendant globalement des investissements directs étrangers, de
diversifier leurs sources de croissance et de renforcer l'intégration
régionale car "l'aide est beaucoup plus efficace si elle est dirigée
et analysée par les pays qui la reçoivent".
L'expert de la BM a réitéré que la crise qui touche
les banques des Etats-Unis d'Amérique et qui s'étend à celles de
l'Europe est due à "une faille de la réglémentation".
Alors il a conseillé aux Africains de réglémenter
aussi leurs systèmes financiers.