(Photo d'archives :
Xinhua/Reuters)
NEW YORK (Nations Unies), 6
octobre (Xinhua) -- L'urbanisation rapide du monde ne doit pas se faire au
détriment des conditions de vie des habitants et de l'environnement, ont
mis en garde lundi de hauts responsables des Nations Unies à l'occasion de
la Journée mondiale de l'habitat.
"Notre monde qui s'urbanise rapidement ne peut pas
se dire harmonieux si les résidents des quartiers pauvres n'ont pas
d'opportunités d'emplois et ne peuvent pas améliorer leurs
conditions de vie et si l'expansion des zones urbaines se fait au
détriment de l'environnement naturel", a déclaré le secrétaire
général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un message pour marquer cette
Journée, observée chaque année le premier lundi d'octobre.
Le thème de cette année est "Cités harmonieuses",
thème qui vise à accroître la prise de conscience des problèmes liés à l'
urbanisation rapide.
"Les villes ont un énorme potentiel pour être des
lieux où un développement équilibré prévaut", estime M. Ban.
"Nous avons pour impératif social de combattre la
pauvreté et la misère urbaines si nous voulons assurer la sécurité et la
sûreté urbaine", a déclaré pour sa part la directrice exécutive
de l'agence UN-Habitat, Anna Tibaijuka, alors que le nombre de
résidents de quartiers pauvres à travers le monde est supérieur à un
milliard.
(Photo d'archives : Xinhua/Reuters)
Selon elle, ce n'est pas une coïncidence si la
question du changement climatique est devenue un sujet très débattu au
moment où le monde est plus urbanisé.
"Les villes consomment 75% de toute l'énergie et
contribuent à une quantité aussi significative d'émissions de gaz à effet
de serre. Les villes doivent donc être partie int égrante des
efforts d'atténuation", a-t-elle dit.
Cette année, UN-Habitat a mis à l'honneur la ville
chinoise de Nanjing pour sa revitalisation urbaine le long de la rivière
Qinhuai.
Le rapporteur spécial sur un habitat adéquat, Raquel
Rolnik, a souligné de son côté que la croissance des bidonvilles au cours
des quinze dernières années était "sans précédent" avec un tiers des
citadins vivant dans un bidonville.
"Vivre dans un bidonville signifie ne pas avoir
accès à des systèmes de santé, d'éducation et d'assainissement adéquats.
Cela signifie aussi être exclu d'une pleine participation à la vie de
la cité et déposséd é de ses droits de citoyen", a-t-elle dit.