LUXEMBOURG, 6 octobre
(Xinhua) -- "Il est évident à nos yeux que le pacte de stabilité et de
croissance doit être respecté dans son intégralité. Le pacte doit être
appliqué dans des circonstances exceptionnelles", a déclaré lundi à
Luxembourg le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui parle au
nom des 16 pays de la zone euro, à l'issue d'une réunion de
l'eurogroupe.
Les dirigeants français, allemands, italiens et
britanniques ont appelé, samedi 4 octobre à Paris, à davantage de
souplesse en matière budgétaire afin de limiter l'impact de la crise
financière.
Ces pays entendent utiliser les marges de manoeuvre
imaginées lors de la réforme du pacte, en 2005. Les gouvernements ont,
depuis, la possibilité de dépasser de manière "temporaire" le seuil
de déficit de 3% du PIB en invoquant deux types de " circonstances
exceptionnelles": soit une grave crise exogène, soit un "ralentissement
économique majeur" - une chute annuelle d'au moins 2% de leur PIB.
"Ce n'est pas un élément nouveau. Le pacte doit être
appliqué dans son intégralité", a insisté lundi à Luxembourg Jean-Claude
Juncker qui vient de présider une réunion de l'Eurogroupe qui réunit
les 15 ministres des finances de la zone euro, le président de la Banque
centrale européenne ainsi que des représentants de la Commission
européenne. Le ministre slovaque est également présent tant
qu'observateur.