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Un plan d'action technique en gestation pour éliminer l'excision en Afrique de l'Ouest
  2008-10-07 08:44:29  

     OUAGADOUGOU, 6 octobre (Xinhua) -- Le Comité inter-africain sur les mutilations génitales féminines (CIAMGF) tient les 6 et 7  octobre à Ouagadougou, une rencontre sous régionale en vue  d'élaborer un plan d'action technique pour éliminer les pratiques  traditionnelles néfastes. 

     Co-organisée par le CIAMGF et l'Union économique et monétaire  ouest-africaine (UEMOA), cette rencontre présidée par la Première  dame burkinabé, permettra d'examiner l'agenda commun et de dégager de nouvelles stratégies pour venir à bout des mutilations  génitales féminines.  

     L'agenda commun du CIAMGF est issu de la conférence  internationale tolérance zéro tenue à Addis Abeba (Ethiopie) en  2003 en vue de donner des armes à l'Afrique pour contrer ce fléau. 

     Le directeur des opérations du CIAMGF, le Dr Maurice Sanda  Kouyaté a expliqué qu'en 2003, le comité a défini un programme  commun dénommé "agenda commun" qui est très vaste et qui couvre  toute l'Afrique. 

     "Il appartient aux ensembles sous régionaux et aux pays  individuellement pris d'adapter ce programme à leur contexte  sociologique, politique et économique", a indiqué M. Kouyaté,  précisant que les huit pays de l'UEMOA vont reprendre l'agenda  commun, pour le domestiquer, l'approprier à cet espace. 

     L'agenda qui est en examen au cours de cette rencontre  s'articule autour du plaidoyer, de la sensibilisation, de la loi  de reconversion des exciseuses et de la prise en charge des  victimes. 

     Le représentant du président de la Commission de l'UEMOA,  Ibrahim Tamponé a déploré qu'en dépit des efforts déployés par les Etats pour mettre fin aux mutilations génitales féminines, fort  est de reconnaître la persistance de ces violences à l'égard des  femmes. 

     L'épouse du chef de l'Etat burkinabé, Chantal Compaoré,  également ambassadrice de bonne volonté du CIAMGF a indiqué que la rencontre de Ouagadougou va permettre de trouver de nouvelles  approches afin d'accélérer les efforts visant à mettre fin à cette pratique dans l'espace UEMOA.  

     Soulignant que les mutilations génitales féminines constituent  un véritable problème de santé publique et une violation des  droits des femmes et des filles, Mme Compaoré a regretté que cette pratique demeure très répandue avec plus de 130 millions de femmes touchées dans le monde entier. 

     L'épouse du président Blaise Compaoré a annoncé que  prochainement, il sera organisé une réunion transfrontalière avec  des Premières dames de la sous région regroupant des pays tels que le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Mali, le Niger, le Togo. 

     Mme Compaoré a expliqué qu'au cours de cette réunion avec les  Premières dames, il sera adoptée une stratégie pour mettre fin aux migrations des exciseuses et d'exciseurs à travers les pays de la  sous région.