(Photo: Xinhua/AFP)
PARIS, 6 octobre (Xinhua)
-- Le Tribunal correctionnel de Paris a ouvert lundi le procès de l'affaire
de ventes d'armes en Angola par des intermédiaires français dans les
années 1990, une affaire appelée par la presse "Angolagate", qui a
impliqué une quarantaine de personnes dont plusieurs personnalités comme un
ancien ministre de l'Intérieure et un fils du défunt président français
François Mitterrand.
L'homme d'affaire
franco-canadien Pierre Falcone, et son associé, l'homme d'affaires
franco-israélo-canado-angolais Arcadi Gaydamak, aujourd'hui réfugié en
Israël, sont accusé d'avoir organisé un trafic d'armes illicite et
d'envergure vers l'Angola dans les années 1990. Ils sont également accusés
de "fraude fiscale" et de "blanchiment d'argent".
(Photo: Xinhua/AFP)
Une quarantaine de personnes sont impliquées dans
l'affaire. L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, le fils du
défunt président Mitterrand, Jean-Christophe Mitterand, qui était
également conseiller pour les affaires africaines au cabinet
présidentiel de son père, et l'ancien conseiller du président
Mitterrand, Jacques Attali, sont soupçonnés d'avoir touché des
" pots-de-vin" dans cette affaire.
Il est prévu que le procès durerait cinq mois
jusqu'au mois de mars prochain.