ALGER, 4 octobre (Xinhua) -- L'Algérie ne sera pas
affectée par les effets de la crise financière internationale actuelle, a
estimé samedi le ministre algérien de l'Energie et des Mines Chakib
Khelil, ajoutant que cette crise générée par les spéculateurs est en passe
de se normaliser avec le retrait de ces derniers du marché
international.
"Je ne pense pas qu'un pays comme l'Algérie qui
dispose d'une réserve de change estimée à plus de 130 milliards de dollars
sera affectée par cette crise", a déclaré M. Khelil lors d'une visite
de travail à Oran (ouest de l'Algérie).
A propos de la situation du marché des hydrocarbures
à la lumière des effets "pervers" des pratiques spéculatives, M.
Khelil, qui est également le président en exercice de l'Organisation de
pays exportateurs de pétrole (OPEP), a estimé que "dans les mois
à venir, seules l'offre et la demande vont réguler ce marché".
Le marché des hydrocarbures est caractérisé
actuellement par une nette baisse de la demande des principaux pays
consommateurs de cette énergie, évaluée à plus de 3 millions de barils par
jour, a-t- il expliqué, ajoutant que l'offre demeure la même qu'avant
l'avènement de la crise.
M. Khelil a estimé que plusieurs scénarios
sont possibles en ce qui concerne la gestion des effets de la crise sur
les prix du pétrole, y compris celui qui sera proposé à l'OPEP lors de
sa réunion extraordinaire prévue en décembre prochain à Oran. Il
a affirmé qu'une décision appropriée sera prise pour stabiliser
le prix du pétrole.