OUAGADOUGOU, 4 octobre (Xinhua)
-- Le séminaire international sur les élections et les Technologies de
l'information et de la communication (TIC), tenu du 2 au 4 octobre à
Ouagadougou, a recommandé l'utilisation des TIC dans les processus
électoraux en Afrique en vue de les rendre fiables.
Co-organisé par la Commission nationale électorale
indépendante (CENI) du Burkina et le Réseau des structures en charge des
élections en Afrique de l'Ouest (RESAO), ce séminaire a également
recommandé que des études soient menées pour amoindrir les coûts de
ces élections.
Pendant 3 jours, les participants ont suivi des
exposés sur l'utilisation des TIC dans la mise en oeuvre d'un processus
électoral, "les fraudes électorales : manifestations et impacts sur
la démocratie", les expériences de l'enregistrement biométrique des
électeurs.
Ces travaux ont aussi permis aux participants
d'échanger sur des sujets tels la sensibilisation des électeurs, la
centralisation des votes par des TIC et les conséquences des fraudes
sur le renforcement de la démocratie.
Sur l'importance de ce genre de rencontres pour les
élections en Afrique, le Premier ministre burkinabé, Tertius Zongo qui a
présidé la cérémonie de clôture, a dit que les conclusions de ce
séminaire représentent un espoir pour les pays africains de pouvoir
faire en sorte que tout le monde participe aux élections.
M. Zongo a prévenu que le revers de la médaille,
c'est des élections mal préparées, une mauvaise identification des
électeurs, des fraudes électorales, le tout pouvant amener des plaies
souvent difficiles à cicatriser.
"Nous avons tous intérêt ensemble à chercher
méthodes fiables pour aller vers des élections qui soient des élections
transparentes, des élections qui rassurent", a souligné le
Premier ministre.
Précisant être venu soutenir le Réseau des
structures en charge des élections en Afrique de l'Ouest, M. Zongo a dit
être également venu apporter aux Burkinabé, l'engagement du gouvernement
d'aller vers des systèmes électoraux de plus en plus crédibles et qu'il
va travailler à cet effet.
Sur le coût des TIC dans le processus électoral, le
Premier ministre a préconisé de faire un certain nombre d'études et a
proposé de partager les coûts, c'est-à-dire ne pas en faire
simplement pour un système électoral.
"Si on peut arriver à faire en sorte que les
fichiers électoraux et l'état civil (production de passeports, de pièces
d'identité) soient élaborés à partir d'un même système, on peut
amoindrir les coûts", a dit Tertius Zongo.
Invitant les structures en charge des élections en
Afrique à y réfléchir, M. Zongo a conclu que la multiplicité des fonctions
du même système fait que le coût reparti sur chaque fonction devient
un coût supportable.
"Si c'est une priorité, les Etats doivent savoir
comment s'y engager", a indiqué Tertius Zongo, précisant que les
partenaires sont prêts à les y accompagner, car se sont des budgets de
plusieurs années.
Le séminaire qui prend fin samedi, a regroupé une
quarantaine de participants venus d'une dizaine de pays de la sous région.