LAGOS, 4 octobre (Xinhua)
-- Les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats d'Afrique, Caraïbe et
Pacifique (ACP) ont appelé à la suspension des actions de la Cour pénale
internationale (CPI) contre le président soudanais Omar
el-Béchir, pour laisser les efforts politiques et diplomatiques résoudre la
situation au Darfour.
Selon la Ghana News Agency samedi, les chefs d'Etat
et de gouvernement du groupe ACP ont condamné vendredi dans une
déclaration ce qu'ils qualifient d'emploi de mesures coercitives
multilatérales et de sanction illégale contre des pays qui vise à
empêcher ces pays à exercer leur droit de déterminer leur propre
système politique, économique et social.
Le président soudanais el-Béchir a été accusé à la
mi-juillet cette année par la CPI de meurtres, viols et de déportations
massives contre le peuple du Darfour.
Dans un discours ferme prononcé jeudi à l'ouverture
de la conférence de l'ACP, le président soudanais a déclaré que cette
décision sans précédent prise par le procureur de la CPI de
l'arrêter pour crimes de guerre nuit au processus de paix en cours au
Darfour.
Selon lui, cette décision envoie également des
mauvais signaux qui encouragent les mouvements rebelles du Darfour à
quitter la table des né gociations.
M. el-Béchir a qualifié la décision du procureur de
la CPI d'action motivée politiquement sous couvert humanitaire et
juridique, et d'ajouter que les institutions légales internationales
ne devraient pas servir d'armes pour atteindre des objectifs
politiques.
La déclaration appelle les partenaires au
développement à mobiliser et à apporter des ressources adéquats pour
soutenir les efforts des Etats de l'ACP à gérer efficacement les forêts
tropicales et les bassins fluviaux, qui représentent des
bénéfices économiques, environnementaux et sociaux considérables pour la
vie et le développement des citoyens.