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Analyse: l'UE a peu de chance de suivre l'exemple des Etats-Unis pour contrecarrer la crise financière
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La BPC souhaite que le plan de sauvetage bancaire des Etats-Unis  soit mis en oeuvre au plus vite
Analyse: l'UE a peu de chance de suivre l'exemple des Etats-Unis pour contrecarrer la crise financière
  2008-10-04 16:55:54  

    BRUXELLES, 4 octobre (Xinhua) -- L'Union européenne divisée a  peu de chance de suivre l'exemple des Etats-Unis qui ont adopté un plan de 700 milliards de dollars pour contrecarrer la crise  financière. 

     La semaine passée a été dure pour les banques européennes  touchées gravement par la crise financière, amenant les  gouvernements de l'UE à injecter des milliards d'euros pour les  soutenir. 

     Jusqu'à présent, presque tous les efforts de sauvetage ont été  faits au niveau national ou par quelques Etats membres. Il manque  désormais une coordination au niveau de l'Union. 

     Lorsque la crise financière a touché l'Europe, les dix  premières économies européennes ont publié une lettre ouverte  mercredi dernier, appelant les gouvernements de l'UE à lancer une  récapitalisation coordonnée du secteur financier, soit par l'achat des actions des banques, soit par la conversion de la dette en  actions. 

     Les économistes ont averti que ce plan visant à sauver les  banques privées avec la monnaie nationale pourrait conduire à une  "balkanisation du secteur bancaire européen". 

     Selon eux, l'interdépendance étroite entre les banques  européennes exige une réponse au niveau de l'union. 

     "Une crise systémique exige une réponse systémique. Il est  critique que les autorités nationales s'assoient ensemble pour  coordonner leurs réponses et chercher des solutions appropriées au niveau européen, ont estimé des économistes. 

     Cependant, la proposition d'adopter un plan de sauvetage à  l'américaine a reçu une réponse teintée de scpeticisme chez les  responsables de l'UE et de ses principaux Etats membres. 

     Le Commissaire de l'UE à la politique économique et monétaire  Joaquin Almunia a déclaré que la crise financière n'est pas aussi  grave en Europe pour qu'"un plan de sauvetage à l'américaine soit nécessaire." 

     Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude  Trichet a dit que la structure politique de l'UE est mal adaptée  à un plan de sauvetage commun, estimant que chaque Etat membre,  doit prendre sa décision, à la place de Bruxelles. 

     "Nous n'avons pas un budget fédéral, donc l'idée que nous  pourrions faire de même que l'autre côté de l'Atlantique ne  s'adapte pas la structure politique de l'Europe", a-t-il affirmé. 

     Les deux grandes puissances de l'UE-27, l'Allemagne et la  Grande-Bretagne, ont rejeté également l'idée d'adopter un plan à  l'américaine. 

     Le Premier ministre britannique Gordan Brown ne suivra pas  l'exemple des Etats-Unis pour proposer un plan de sauvetage à ses  banques. 

     La chancelière allemande Angela Merkel a dit de son côté que  l'Allemagne ne peut pas et ne donnera pas un chèque blanc à  toutes les banques. 

     La France, présidente tournant de l'UE, soutient l'idée de créer un fonds spécial de 300 milliards d'euros (413 milliards de  dollars) pour aider les banques européennes à faire face à la  crise financière, selon certains médias. 

     Mais le président français Nicolas Sarkozy a démenti ces  informations jeudi, indiquant qu'aucun fonds de sauvetage n'a été  envisagé. 

     M. Sarkozy doit convoquer samedi un sommet européen à Paris  pour coordonner les positions des pays européens sur la crise  financière internationale.  

     Plusieurs analystes estiment cependant peu probable que le  mini-sommet européen se mette d'accord sur un fonds de sauvetage  du secteur européen.