BRUXELLES, 3 octobre (Xinhua) -- L'Union européenne
envisage de fournir 500 millions d'euros jusqu'en 2013 pour aider les
gouvernements des pays membres à améliorer les services de garde
d'enfants.
Dans un rapport publié vendredi, la Commission
européenne (CE) a indiqué que les services de garde d'enfants dans les
pays de l'UE ne répondent pas aux besoins des parents, malgré quelques
progrès.
La plupart des pays n'atteignent pas les objectifs
relatifs à la disponibilité de structures d'accueil des enfants (pour 90 %
des enfants entre trois ans et l'âge scolaire et pour 33 % des
enfants de moins de trois ans), que les dirigeants européens ont
eux-mêmes fixés à Barcelone en 2002, a constaté le rapport.
Ces "objectifs de Barcelone", qui s'inscrivent dans
la stratégie de l'UE pour la croissance et l'emploi, ont pour but
d'aider les jeunes parents - et en particulier les femmes - à
exercer une activité professionnelle.
"Nous sommes loin de nos objectifs en matière de
services de garde d'enfants et devons intensifier nos efforts! Il est
primordial d'offrir des services d'accueil adéquats et
accessibles pour permettre aux parents de travailler, pour améliorer
l'égalité des sexes et accroître l'inclusion sociale", a déclaré Vladimír
Spidla, commissaire chargé de l'emploi, des affaires sociales et de
l'égalité des chances.
Les gouvernements nationaux doivent remédier au
problème de pénurie de structures d'accueil des enfants, a dit Vladimír
Spidla avant de souligner que "L'UE les aidera en co-finançant la
création de structures d'accueil jusqu'à concurrence d'un
demi- milliard d'euros jusqu'en 2013".
Dans l'ensemble de l'UE, plus de six millions de
femmes de 25 à 49 ans déclarent ne pas pouvoir exercer d'activité
professionnelle ou être contraintes de travailler à temps partiel en raison
de leurs responsabilités familiales. Pour plus d'un quart de ces
femmes, l'absence de services de garde d'enfants, ou leur coût,
représente le principal problème.
La CE a estimé que l'accès à des structures
d'accueil de qualité, financièrement abordables et adaptées aux rythmes
des parents et des enfants, constitue dès lors un élément
indispensable pour faciliter l'accès des femmes au marché du travail
et réduire la pauvreté des ménages notamment celle des ménages
monoparentaux.
La CE a demandé à l'ensemble des parties prenantes,
notamment les autorités nationales et locales et les partenaires sociaux,
de se mobiliser pour améliorer les services de garde d'enfants par
l'ouverture de nouvelles structures d'accueil et par la
professionnalisation des services de garde informels, l'amélioration
des conditions de travail et de rémunération et la formation du
personnel.
La CE a également demandé aux parties
concernées de faire leurs efforts pour satisfaire aux besoins spécifiques
des parents ayant des horaires atypiques ou des enfants malades.