BRUXELLES, 3 octobre
(Xinhua) -- La Commission européenne (CE) a proposé vendredi de prolonger
la durée minimale du congé de maternité de 14 à 18 semaines et de verser
aux nouvelles mères 100% de leur salaire pendant la période.
La législation proposée permettra aussi aux femmes
d'avoir davantage de latitude pour choisir la période à laquelle elles
prendront la partie non obligatoire de leur congé (avant ou après la
naissance), et d'avoir le droit de retrouver leur emploi ou un emploi
équivalent au terme de leur congé de maternité.
En outre, les femmes auront le droit de demander à
l'employeur une adaptation de leur horaire de travail après le congé de
maternité bien que l'employeur ait cependant le droit de refuser
cette requête.
Dans une autre proposition de la CE, les femmes
exerçant une activité indépendante bénéficieront du même accès au congé de
maternité que les salariées, mais sur une base volontaire.
En même temps, les conjointes et les partenaires de
vie ( reconnues comme telles par le droit national) qui travaillent de
manière informelle dans des petites entreprises familiales auront, à
leur demande, accès à la sécurité sociale et leur niveau de protection
sera au moins équivalent à celui des travailleuses qui exercent
formellement une activité indépendante.
"Nos propositions visant à améliorer le congé de
maternité aideront les femmes à concilier leur vie professionnelle et leur
vie de famille, tout en améliorant la qualité de cette dernière", a
dit le commissaire européen à l'Emploi, aux affaires sociales et à
l'égalité des chances, Vladimír Spidla.
Les nouvelles propositions "devraient également
contribuer à accroître la participation des femmes sur le marché du
travail et à faire face au vieillissement de la population: en effet, les
pays dans lesquels plus de femmes travaillent sont également ceux
qui ont des taux de natalité plus élevés", a ajouté M. Spidla.
Dans l'UE, seules 65,5% des femmes ayant des enfants
à charge travaillent, contre 91,7% des hommes.
Les deux propositions seront examinées par le
Parlement européen et les pays membres au Conseil des ministres. La CE
espère qu'un accord sera trouvé durant 2009. Les pays de l'UE auront
alors deux ans pour introduire la législation dans la loi nationale.