NEW YORK (Nations Unies), 2 octobre (Xinhua) -- Le
secrétaire général de l 'ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi la communauté
internationale à se montrer généreuse à l'égard des 31 pays enclavés
en développement, notamment en aidant à améliorer les réseaux routiers et
ferroviaires et les installations portuaires permettant de faciliter le
commerce.
"Aujourd'hui, nous lançons un cri d'alarme pour le
Programme d'action d'Almaty", a dit M. Ban lors d'une réunion de haut
niveau organisée par l'Assemblée générale de l'ONU et consacrée à
l'examen à mi-parcours du programme lancé en 2003 et qui détaille
des mesures spécifiques pour aider les pays enclavés en
développement à surmonter leur handicap géographique en amé liorant
leur accès aux marchés et au commerce.
"Trop de pays enclavés ne sont pas sur le chemin de
réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement. Selon le
Programme des Nations Unies pour le développement, ils représentent
10 des 20 pays ayant le niveau de développement humain le plus bas", a
ajouté M. Ban.
Selon lui, il est crucial que ces pays augmentent le
volume de leurs exportations. Actuellement, les 31 pays enclavés en dé
veloppement ne représentent que 1% du commerce mondial de
marchandises. Ils doivent faire face à des coûts de transport
élevés, qui peuvent dépasser 70% de la valeur à l'exportation.
Le secrétaire général de l'ONU a estimé qu'il y
avait eu quelques progrès au cours des dernières années, de nombreux pays
améliorant leur politique concernant le transport de transit,
facilitant l'utilisation de leurs ports et de leurs routes par
les pays enclavés. Toutefois, les réseaux routiers et ferroviaires
restent inadéquats et de nombreux ports ont des équipements
obsolètes.
Selon le Haut représentant des Nations Unies pour
les pays les moins développés, les pays enclavés en développement et les
petits Etats insulaires en développement, Cheick Sidi Diarra, l'aide
publique au développement pour les pays enclavés était passée de
10,1 milliards de dollars en 2000 à 16,1 milliards en 2006. Les
investissements directs ont été multipliés par trois au cours des
cinq dernières années passant de 3,9 milliards de dollars à 14
milliards.
Il a jugé que la coopération régionale et
sous-régionale était un succès, citant l'autoroute inter-asiatique et le
renforcement d'aéroports en Afrique. Selon la Banque mondiale, en 2007,
les pays enclavés ont eu besoin de 49 jours en moyenne pour que leurs
exportations atteignent un port, contre 57 jours en 2006. La
durée d'importation est passée de 72 à 56 jours.
Selon M. Diarra, de plus en plus, "les coûts élevés
des transports constituent une barrière plus importante que les taxes
douanières".