GENEVE, 2 octobre (Xinhua) -- Plus de deux millions
de personnes meurent de causes liées à la consommation d'alcool
chaque année, indique jeudi l'Organisation mondiale de la Santé
( OMS) qui cherche à préparer une stratégie mondiale de lutte
contre l'usage nocif de l'alcool.
A cette fin, l'OMS invite, dans
un communiqué, toutes les parties impliquées dans la lutte contre l'usage
nocif de l'alcool à exposer leurs points de vue sur ce sujet à l'occasion
d'une audition publique organisée par l'OMS du 3 au 31 octobre sur le
Web.
Le Dr Ala Alwan, sous-directeur général de l'OMS
chargé du Groupe Maladies non transmissibles et santé mentale, a indiqué :
" l'usage nocif de l'alcool est l'un des principaux facteurs de
risque de décès prématuré et d'incapacité dans le monde. Chaque
année, 2,3 millions de personnes au moins meurent de causes liées à
la consommation d'alcool", cite le communiqué.
"Cette audition sur le Web, qui s'adresse à un large
public, permettra à chacun, y compris au grand public, de faire connaître
son point de vue sur les stratégies permettant de réduire la charge
liée à l'usage nocif de l'alcool", a expliqué le Dr Alwan.
Les contributions, qui seront postées sur un site
Web de l'OMS consacré à cette audition publique, pourront faire partie des
documents à examiner et dont il faudra débattre lors des tables
rondes prévues avec les acteurs économiques de l'industrie de
l'alcool (le 6 novembre 2008) et les ONG et professionnels de la
santé (les 24 et 25 novembre 2008), et au cours des consultations
techniques régionales avec les Etats membres (qui doivent avoir lieu
entre janvier et avril 2009), indique l'OMS dans le communiqué.
Les contributions à l'audition publique peuvent être
soumises par l'intermédiaire du site Web créé à cet effet dans n'importe
laquelle des six langues officielles des Nations Unies (anglais,
arabe, chinois, espagnol, français ou russe), à partir du 3 octobre,
annonce l'OMS, précisant que la longueur de chaque contribution ne doit
pas excéder cinq pages au format A4 ou 2000 mots et que les auteurs sont
également invités à présenter une synthèse qui n'excèdera pas 500 mots.