NEW YORK (Nations Unies), 1er octobre (Xinhua) --
Préoccupé par l'augmentation des attaques contre le personnel de l'ONU, le
secrétaire général Ban Ki-moon juge, dans un rapport rendu public
mercredi, qu'il est nécessaire d'instaurer une responsabilité
collective mondiale et une collaboration plus é troite entre l'ONU et
les Etats membres.
"Etant donné qu'il appartient au premier chef aux
gouvernements hôtes d'assurer la sécurité et la protection du
personnel des Nations Unies, les problèmes actuels de sécurité
exigent que soit instaurée une responsabilité collective mondiale et
que soient prises en commun des mesures concrètes visant à promouvoir le
respect des principes convenus sur le plan international", estime M. Ban
dans ce rapport remis à l'Assemblée générale.
Il se dit "extrêmement préoccupé par le large
éventail des menaces, l'augmentation des attaques délibérées contre les
agents humanitaires et le personnel des Nations Unies, et la
vulnérabilité de ceux-ci dans le monde entier".
"Les prises d'otages et les attaques dirigées contre
les agents humanitaires et le personnel des Nations Unies dans les
zones d'urgence humanitaire restent malheureusement fréquentes.
Le personnel des Nations Unies et des organisations humanitaires
recruté au niveau local est le plus vulnérable dans les zones de
conflits en cours ou récents", ajoute-t-il.
Ban Ki-moon juge nécessaire "d'assurer comme il
convient la sûreté et la sécurité des personnels recrutés au niveau local
qui ont été, dans certains cas, victimes d'actes de violence, de
harcèlement et de détentions illégales dans des zones où leurs
services sont tout à fait essentiels pour appuyer les activités des
Nations Unies".
Selon lui, la perte de 17 membres du personnel
des Nations Unies dans l'attentat du 11 décembre 2007 à Alger rappelle,
une fois encore, "la nécessité urgente d'une coopération plus
étroite entre les Nations Unies et les gouvernements hôtes en matière
de sécurité".