NEW YORK (Nations Unies),
1er octobre (Xinhua) -- Une nouvelle "révolution verte" est nécessaire en
Afrique pour atténuer les souffrances des gens les plus vulné rables,
affirme le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires
humanitaires John Holmes, cité par le service d'information de
l'ONU.
Dans un point de vue publié mardi dans le quotidien
américain Washington Times, M. Holmes indique que la situation désespérée
dans laquelle se trouvent actuellement 16 millions de personnes
affamées dans la Corne de l'Afrique montre ce qui pourrait
advenir dans une grande partie du monde "si nous n'affrontons pas de
manière efficace la hausse des prix des denrées alimentaires et
du carburant, le changement climatique, et les pressions
démographique et environnementale".
"De grandes parties du monde en développement
pourraient être repoussées aux marges de la survie", prévient-il.
Selon lui, des stratégies de court et de long terme
sont nécessaires pour répondre au problè me.
"L'Afrique, et notamment l'Ethiopie, ont besoin
d'une nouvelle + révolution verte+ qui permette une agriculture productive,
profitable et durable", estime-t-il.
"Il faut agir immédiatement avant que les effets de
l'accroissement de la population, de conditions météorologiques plus
imprévisibles, de hausses de prix des produits de base et de la r éduction
des ressources en énergies fossiles n'entraînent des souffrances
supplémentaires chez les plus pauvres", ajoute-t-il.
Rien qu'en Ethiopie, plus de 6 millions de personnes
ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence en raison des mauvaises
récoltes cette année dues à une nouvelle sécheresse. La situation a
été exacerbée à la fois par la hausse des prix alimentaires et par la
guerre.
Le secrétaire général adjoint appelle à des
investissements plus importants dans les secteurs agricoles des pays en
développement "pour inverser "la tendance des trois décennies
passées.
"Des investissements bien ciblés peuvent faire la
diff érence", dit-il, prenant pour exemple de meilleures techniques de
gestion de la sécheresse, l'adaptation des cultures et l'accès amélioré
au crédit.