KAMPALA, 30 septembre
(Xinhua) -- Les représentants des gouvernements de 42 pays africains ont
accepté de signer un traité international sur l'interdiction des bombes à
fragmentation, selon une déclaration publiée à la fin de la réunion de deux
jours mardi.
La déclaration intitulée "Plan d'action de Kampala"
appelle tous les Etats à signer la Convention sur les munitions à
fragmentation (CCM) prévue pour le 3 décembre à Oslo, Norvège, pour
démontrer l'engagement du continent dans l'éradication de
ces munitions.
La CCM a été négociée et adoptée par plus d'une
centaine d' Etats en mai à Dublin (Irlande).
La réunion de Kampala a été organisée par l'Ouganda
avec le soutien de l'Autriche, de la Norvège et du Programme des Nations
Unies pour le développement afin d'exhorter les pays africains à
soutenir unanimement et à signer la CCM.
Au cours de cette réunion, certains pays comme
l'Afrique du Sud ont déclaré que bien qu'ils soutiennent la CCM, il est
possible qu'ils ne signeront pas le traité le 3 décembre car
cette décision nécessite beaucoup de consultations nationales.
Selon la Coalition des munitions à fragmentation
(Cluster Munitions Coalition, CMC), réseau international des survivants
des bombes à fragmentation et des activistes, les pays d'Afrique du
nord ont snobé la réunion.
"La Libye était le seul pays nord-africain à avoir
participé à la Conférence de Kampala, mais n'a pas fait de communiqué
public indiquant son soutien à la cause. L'Algérie, l'Egypte, le Maroc
et la Tunisie étaient absents", a souligné le communiqué du groupe.
La conférence de Kampala est la seconde d'une série
de réunions régionales organisées pour soutenir la CCM. Les Etats
des Balkans et d'Europe du sud-est se sont rencontrés à Sofia,
Bulgarie, plus tôt dans le mois.
D'autres réunions régionales sont prévues au Laos en
octobre et en Equateur en novembre.