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Les pays africains acceptent de signer un traité international sur l'interdiction des bombes à fragmentation
  2008-10-01 07:47:54  

     KAMPALA, 30 septembre (Xinhua) -- Les représentants des  gouvernements de 42 pays africains ont accepté de signer un traité international sur l'interdiction des bombes à fragmentation, selon une déclaration publiée à la fin de la réunion de deux jours mardi. 

     La déclaration intitulée "Plan d'action de Kampala" appelle  tous les Etats à signer la Convention sur les munitions à  fragmentation (CCM) prévue pour le 3 décembre à Oslo, Norvège,  pour démontrer l'engagement du continent dans l'éradication de ces munitions. 

     La CCM a été négociée et adoptée par plus d'une centaine d'  Etats en mai à Dublin (Irlande). 

     La réunion de Kampala a été organisée par l'Ouganda avec le  soutien de l'Autriche, de la Norvège et du Programme des Nations  Unies pour le développement afin d'exhorter les pays africains à  soutenir unanimement et à signer la CCM. 

     Au cours de cette réunion, certains pays comme l'Afrique du  Sud ont déclaré que bien qu'ils soutiennent la CCM, il est  possible qu'ils ne signeront pas le traité le 3 décembre car cette décision nécessite beaucoup de consultations nationales. 

     Selon la Coalition des munitions à fragmentation (Cluster  Munitions Coalition, CMC), réseau international des survivants des bombes à fragmentation et des activistes, les pays d'Afrique du  nord ont snobé la réunion. 

     "La Libye était le seul pays nord-africain à avoir participé à la Conférence de Kampala, mais n'a pas fait de communiqué public  indiquant son soutien à la cause. L'Algérie, l'Egypte, le Maroc et la Tunisie étaient absents", a souligné le communiqué du groupe. 

     La conférence de Kampala est la seconde d'une série de  réunions régionales organisées pour soutenir la CCM. Les Etats des Balkans et d'Europe du sud-est se sont rencontrés à Sofia,  Bulgarie, plus tôt dans le mois. 

     D'autres réunions régionales sont prévues au Laos en octobre  et en Equateur en novembre.