DAKAR, 28 septembre (Xinhua) -- Les nouvelles
autorités mauritaniennes ont rejeté l'ultimatum de l'Union africaine (UA)
qui leur a donné un délai jusqu'au 6 octobre prochain pour libérer le
président déchu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, et pour rétablir
l'ordre constitutionnel.
La position de l'UA "n'est pas constructive et ne
sert pas les intérêts de la Mauritanie", a estimé dans une déclaration
publiée samedi à Nouakchott, le président du Haut Conseil d'Etat (HCE),
le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui visitait un hopital.
Mohamed Ould Abdel Aziz a également promis à cette
occasion d'organiser des élections libres et transparentes sans en
préciser la date.
Le Conseil de Paix et de Sécurité de (CPS) de l'UA a
lancé cet ultimatum aux nouvelles autorités de Nouakchott le 22 septembre
dernier, à l'occasion d'une réunion tenue à New York, en marge de
l'Assemblée générale des Nations unies.
L'UA se dit fortement préoccupée par l'absence de
volonté des militaires de rendre rapidement le pouvoir en Mauritanie,
malgré des efforts déployés, notamment plusieurs missions dépêchées sur
place et la visite du président de la Commission de l'union et
d'autres émissaires.
La Mauritanie et l'Union européenne (UE) entameront
des consultations sur la base de l'article 96 des accords de Cotonou
organisant les rapports entre les pays d'Afrique, des Caraïbes et du
Pacifique (ACP) et l'Union européenne (UE) à partir du 15 octobre
prochain.
Le régime du président Abdallahi a été renversé le 6
août dernier et remplacé par un Haut Conseil d'Etat (HCE),
rappelle-t- on.
Le coup d'Etat a divisé l'opinion intérieure, alors
qu'il a été fermement condamné par la communauté internationale.
Les députés favorables au putsch, qui
sont majoritaires, ont adopté il y a une quinzaine de jours une feuille
de route pour le retour à un ordre constitutionnel normal dont
l'épilogue doit être une nouvelle élection présidentielle excluant les
militaires.