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Le nouveau pouvoir mauritanien rejette l'ultimatum de l'Union africaine
  2008-09-29 08:40:17  

     DAKAR, 28 septembre (Xinhua) -- Les nouvelles autorités  mauritaniennes ont rejeté l'ultimatum de l'Union africaine (UA)  qui leur a donné un délai jusqu'au 6 octobre prochain pour libérer le président déchu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, et pour  rétablir l'ordre constitutionnel. 

     La position de l'UA "n'est pas constructive et ne sert pas les  intérêts de la Mauritanie", a estimé dans une déclaration publiée  samedi à Nouakchott, le président du Haut Conseil d'Etat (HCE), le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui visitait un hopital. 

     Mohamed Ould Abdel Aziz a également promis à cette occasion  d'organiser des élections libres et transparentes sans en préciser la date. 

     Le Conseil de Paix et de Sécurité de (CPS) de l'UA a lancé cet  ultimatum aux nouvelles autorités de Nouakchott le 22 septembre  dernier, à l'occasion d'une réunion tenue à New York, en marge de  l'Assemblée générale des Nations unies. 

     L'UA se dit fortement préoccupée par l'absence de volonté des  militaires de rendre rapidement le pouvoir en Mauritanie, malgré  des efforts déployés, notamment plusieurs missions dépêchées sur  place et la visite du président de la Commission de l'union et  d'autres émissaires. 

     La Mauritanie et l'Union européenne (UE) entameront des  consultations sur la base de l'article 96 des accords de Cotonou  organisant les rapports entre les pays d'Afrique, des Caraïbes et  du Pacifique (ACP) et l'Union européenne (UE) à partir du 15  octobre prochain. 

     Le régime du président Abdallahi a été renversé le 6 août  dernier et remplacé par un Haut Conseil d'Etat (HCE), rappelle-t- on. 

     Le coup d'Etat a divisé l'opinion intérieure, alors qu'il a été fermement condamné par la communauté internationale. 

     Les députés favorables au putsch, qui sont majoritaires, ont  adopté il y a une quinzaine de jours une feuille de route pour le  retour à un ordre constitutionnel normal dont l'épilogue doit être une nouvelle élection présidentielle excluant les militaires.