(Photo: Xinhua/AFP)
TOKYO, 28 septembre (Xinhua) -- Le ministre japonais
des Transports Nariaki Nakayama, nommé il y a juste quelques jours, a
présenté sa démission dimanche pour avoir commis des bévues
verbales, selon la chaîne de télévision NHK, citant des sources
politiques.
Lors d'une conférence de presse tenue à la suite de
la démission de M. Nakayama, le secrétaire général du gouvernement
japonais, Takeo Kawamura, a fait savoir qu'il prendra l'intérim
du ministre des Transport.
Dans les interviews aux médais après sa nomination,
M. Nakayama a fait une série de commentaires, qui ont suscité une vague de
protestations.
Vendredi, M. Nakayama avait qualifié le Japon de
nation "ethniquement homogène", ce qui avait provoqué de vives critiques
tant du parti au pouvoir que de l'opposition, ainsi que de l'ethnie
Ainu, population autochtone du nord de l'archipel japonais.
Le même jour, il a étiqueté
ceux qui luttent contre la construction de l'aéroport de Narita à Tokyo de
"roues qui crissent", et a affirmé que leurs actions résultaient de "la
mauvaise éducation d'après-guerre".
(Photo: Xinhua/AFP)
Il a prononcé par ailleurs des commentaires sévères
à l'encontre du Syndicat des enseignants japonais, qu'il a critiqué
samedi pour la deuxième fois à propos d'un scandale de corruption
impliquant le Conseil de l'éducation de la préfecture d'Oita, sur
l'île méridionale de Kyushu.
Il a été obligé plus tard de présenter ses excuses
lors d'une conférence de presse, après que ses propos eurent suscité des
manfestations de ceux qui se sont sentis offensés.
La démission de M. Nakayama intervient quatre jours
après la formation du gouvernement japonais du nouveau Premier ministre
Taro Aso.
Agé de 65 ans, M. Nakayama avait occupé le poste
de ministre de l'Education au gouvernement de l'ancien Premier
ministre Junichiro Koizumi (d'avril 2001 à septembre 2006).