
(Photo: Xinhua/AFP)
WASHINGTON, 26 septembre (Xinhua) -- Les candidats à
la présidence des Etats-Unis John McCain et Barack Obama se sont
vivement opposés sur l'économie et la politique extérieure lors
de leur premier débat en face à face, vendredi soir à Oxford,
Missouri.
Le républicain McCain a déclaré que le gouvernement
devait réduire ses dépenses et réitéré son appel à apposer un veto à
tout projet de loi avec des earmarks.
Le démocrate Obama a affirmé que le pays avait
absolument besoin d'une réforme des earmarks mais a déclaré "la supression
des earmarks seule n'est pas une recette pour remettre sur les rails
la classe moyenne".

(Photo: Xinhua/Reuters)
Ils se sont également livrés à une joute confuse
pour savoir qui réduirait le plus les impôts. M. MacCain a assuré
qu'il diminuerait les impôts sur les sociétés pour encourager une hausse
de l'emploi aux Etats-Unis, alors que M. Obama a déclaré qu'il réduirait
les impôts pour 95% des familles américaines.
M. Obama a également indiqué que les Etats-Unis
faisaient face à la pire crise économique depuis la Grande
Dépression.
M. McCain a déclaré qu'il était malgré tout
encourageant de voir que les républicains et les démocrates travaillaient
ensemble pour résoudre la crise.
Après 30 minutes d'échanges sur l'économie, c'est
vers la politique extérieure que se sont orientés les débats.
M. Obama a affirmé que les Etats-Unis ne pouvaient
pas tolérer un "Iran nucléarisé", appelant à des sanctions plus
dures.
M. McCain a appelé à la formation d'une nouvelle
"ligue des démocraties" pour tenir tête à l'Iran.

(Photo: Xinhua/Reuters)
Le candidat républicain a affirmé que le prochain
président allait devoir décider quand et comment quitter l'Irak et de ce
que les Etats-Unis allaient y laisser derrière eux.
Il a déclaré que la guerre avait été mal conduite au
départ mais que les Etats Unis l'emportaient désormais, grâce à "un
formidable général et à une stratégie qui a réussi".
M. Obama a sévèrement critiqué McCain pour s'être
trompé sur la guerre depuis le début, affirmant que McCain n'avait en aucun
cas anticipé le soulèvement contre les forces américaines et les
violences entre groupes religieux rivaux dans le pays.
"Quand la guerre a débuté, vous disiez que ce serait
rapide et facile. Vous affirmiez que nous savions où étaient les armes de
destruction massive" a affirmé Obama, citant la politique clé de la
Maison Blanche justifiant l'invasion de 2003.